• Evadés de l'Enfer, Hal Duncan

     

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    Résumé :

     

    Eli est un clochard, brisé, au bout du rouleau, Belle une prostituée qui cherche à fuir son mac. Matthew est un jeune homosexuel, Seven un tueur à gages sans pitié. Ils ne se connaissent pas mais se retrouvent ensemble sur le même bateau… en partance pour l’Enfer. Un Enfer un peu particulier, qui pourrait être New York mais n’en est qu’une copie… franchement décalée. Tous quatre, armés de leurs seuls soucis et accompagnés par un étrange personnage, n’ont plus alors qu’une idée en tête : trouver un moyen de s’évader.

     

    J'ai aimé

     

    Mon avis :

     

    Ce bouquin est une véritable perle. Une fois commencé, il est franchement difficile de le refermer, car le rythme du récit est haletant.

     

    Le roman débute donc par la mort de nos quatre personnages principaux. Et on est loin de l'idée que je me faisais de l'Enfer. Ici, pas de feux brûlants les damnés, pas d'odeur de soufre.

    L'enfer a été revisité avec une vision bien plus contemporaine : l'entrée, qui fait penser à un hall d'aéroport, ou à une gigantesque administration. Il faut faire la queue, passer des portiques, laisser les objets personnels sur place.

    Et puis, New-York, dans sa version glauque et sordide. La diffusion en permanence d'une télévision à mi-chemin entre le sensationnalisme et les paparazzi.

    Chaque mort est envoyé dans des secteurs différents, en fonction des raisons pour lesquelles il a atterri en Enfers. C'est à la fois un mélange de ce qu'ils redoutent et de ce qu'ils ont toujours vécu. A chacun son enfer.

     

    L'univers est sombre, ultra-violent. Ici, point de fouets ou autres instruments de torture. Epée lance-flamme et Uzi sont de rigueur. Le style narratif varie entre les personnages qu'on suit chacun à leur tout, sans que ce soit lourd ou que ça porte à confusion. Mais globalement, le langage reste cru et sans concession.

    Et malgré la noirceur ambiante fleurissent l'humour noir et le cynisme, donnant une atmosphère survoltée.

    L'auteur n'a rien fait pour nous rendre les personnages attachants, pas de fausses excuses pour expliquer leur présence en ces lieux damnés. Et pourtant, on s'attache à eux, à leurs manies et à leurs caractères, et on les suit jusqu'à la conclusion finale, explosive.

    J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le choix qu'a fait l'auteur, doutant jusqu'aux dernières pages de la direction qu'il prendrait.

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