• La dernière flèche, Jérôme Noirez

     

     

    Résumé :

    Angleterre, avril 1212. Diane de Loxley est une adolescente belle et farouche, au caractère trempé comme l'acier. Ses mots touchent leur cible aussi sûrement qu'une flèche. Rien d'étonnant quand on est la fille de Robin des Bois. Mais il est difficile d'être l'héritière d'une légende, d'un homme meurtri par la mort de son épouse, la célèbre Marianne. Diane veut de l'action, Londres va la lui fournir. La cité tentaculaire, pleine de bruits et de fureurs, est contrôlée par de ténébreux démons. Afin de les combattre, la fille de Robin devra s'associer avec le séduisant et mystérieux prince des mendiants, et rassembler les anciens compagnons de Sherwood. Sans compter un allié inattendu, l'ennemi intime de son père, le terrible shérif de Nottingham...

    Mon avis :

    J'avais découvert Jérôme Noirez avec Fleurs de Dragon, un roman qui m'avait fait forte impression. Puis j'avais lu l'Empire invisible, et même tenté Féérie pour les Ténèbres. Mais j'avoue que ce roman m'a fait pleinement prendre conscience du potentiel de l'auteur et sa manière d'écrire.

    Dans ce roman, Jérôme Noirez joue beaucoup avec l'humour, et j'ai trouvé génial l'idée de pouvoir découvrir ce que deviennent Robin des Bois et ses acolytes. Si j'ai regretté un roman un peu trop court, car manquant de détails, notamment sur la fin, j'ai beaucoup aimé suivre les aventures de ces héros rattrapés par le temps. Et je dois avouer que Diane est un personnage fort sympathique dans l'ado boudeuse.

    Certes, on pourrait bien nommer des facilités, des coïncidences rudement pratiques et autre. Mais l'essentiel, c'est de se divertir, et les ficelles ne sont ni nombreuses, ni si évidentes.

    J'ai beaucoup aimé, donc, le traitement que fait Noirez de la légende de Robin des bois et l'avenir qu'il bâti pour sa fille. Et on sent bien tout le potentiel imaginatif de l'auteur.

    Ce fut une lecture un peu trop courte, mais fort plaisante, et Jérôme Noirez fait décidemment partie des auteurs que j'apprécie lire !

     


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  • Nightrunner, T.4 : Le retour des ombres, Lynn Flewelling

     

    Résumé :

    Après leur victoire en Aurënen, Alec et Seregil ont regagné Rhíminie. Mais difficile pour eux de s´y sentir à leur place, alors que la plupart de leurs amis sont morts ou en exil. Afin de tromper leur ennui, ils acceptent une mission qui les conduira de nouveau sur les terres natales de Seregil. Mais en chemin, ils tombent dans une embuscade, sont séparés et finissent vendus comme esclaves. Seregil s´accroche à la vie dans l´unique espoir qu´Alec soit toujours de ce monde. Quant à Alec, son étrange maître ne s´intéresse pas tant à lui qu´à son sang. En effet, son ascendance unique le rend capable de produire un trésor exceptionnel...

     

    Mon avis :

     

    Je ne sais plus trop où j'avais lu une critique lapidaire sur ce tome, disant que c'était le tome de trop et que si on voulait garder un bon souvenir de cette saga, il fallait s'arrêter aux trois premiers tomes. Le genre de critique qui glace les sangs et coupe net toute envie de découvrir ce tome. J'avais donc hésité puis je m'étais dit que j'avais déjà bien assez à lire sans prendre un roman "raté" et superflu. D'autant que ce tome n'existe qu'en grand format, et vingt-cinq euros pour un roman raté, ça fait mal au coeur. Et puis, bon, voilà, j'avais vraiment aimé les premiers tomes donc j'ai décidé de prendre le risque. Heureusement !

     

    Parce que ce tome, là, vient d'être propulsé au rang de meilleur tome de la saga dans mon coeur. C'est personnel, forcément, et ça prouve bien qu'une critique, si lapidaire soit-elle, est avant tout question de goûts personnels ;)

     

    Alec et Seregil s'ennuient ferme à Rhiminie. Contraints d'accepter des missions foireuses et bien peu prestigieuses pour s'occuper, ils ne rêvent que d'aventure. Et la Reine, en les envoyant chercher sa soeur en exil, leur offre une occasion en or. Même si, pour le coup, ils n'en sont pas ravis, car la demande est un peu surprenante.

    Mais à peine ont-ils commencé leur périple qu'ils sont attaqués et revendus en tant qu'esclaves chez l'Ennemi. Le seul bémol du bouquin est ici. J'aurais grandement apprécié que l'auteur développe un peu plus, à la fin du tome, cet aspect, car c'est si léger que ça ressemble vraiment à un alibi pour une nouvelle histoire (bon, c'est sans doute le cas, ne nous voilons pas la face).

    Bref, voilà nos deux héros prisonniers, revendus comme esclaves, ignorant ce qu'il est advenu de leur compagnon respectif. Et c'est une chose que j'apprécie beaucoup, dans les romans de Lynn Flewelling : si Alec et Seregil forment un couple, il n'est abordé que de manière délicate, subtile et pudique. Ils s'inquiètent l'un pour l'autre, bien sûr, se demandent même si la lutte à la moindre importance s'il s'avère que leur compagnon n'est plus, mais nous n'avons pas de longue tirade dégoulinante de guimauve, destinée avant toute chose à apitoyer le lecteur. Ici, si leur attachement est profond et sincère, ils ne l'étalent pas à tout bout de champ, et c'est un traitement que j'apprécie grandement.

    Ce tome n'est certes pas rempli de complot et de sombres machinations, mais je le trouve très intéressant car il nous plonge directement au coeur de la vie quotidienne des ennemis, et c'est un excellent moyen de mettre un visage sur cette menace terrible qui plane depuis le premier tome sur Rhiminie. Nous y découvrons, entre autre, la manière dont ils traitent les esclaves, et ça fait froid dans le dos. Et l'idée que Seregil et Alec puissent subir le même sort nous pousse à lire, encore et toujours, pour voir s'ils vont s'en sortir et comment. Terriblement efficace.

    Nous retrouvons également un personnage que nous connaissons, pour en avoir entendu parler un bon nombre de fois au cours des tomes précédents. Sacrée suprise, que cette rencontre, et elle nous permet, encore une fois, de découvrir ce personnage sous un autre aspect. Le portrait que nous en avions se trouve soudain bien plus complexe, bien plus subtil, et l'idée qu'on s'en faisait se retrouve bouleversée.

    La plume de Lynn Flewelling est très immersive et nous envoie un flot d'émotions à l'état brute. La peur, la douleur, la détermination d'Alec et de Seregil sont palpables. Et la dernière partie du roman m'a noué le ventre et m'a fait savourer chaque phrase. Et je crois que c'est cette partie qui rend, pour moi, ce roman si bon.

    Je ne peux guère en dire plus sans spoiler, mais je dois avouer que cette partie en question m'a fait très forte impression, et qu'il me tarde de lire le tome 5. Je n'ai pas réussi à trouver la moindre information concernant une éventuelle publication en français, mais il se pourrait bien que je me paie le culot d'aller demander à l'éditeur si cette suite est dans leur programme.

    Lynn Flewelling a le mérite de mettre en scène un couple homosexuel dans ses romans, tout en finesse, et sa plume rend les histoires passionnantes. Je ne peux que vous conseiller vivement de découvrir cette série, d'autant plus que le premier tome est sorti en livre de poche.


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    Résumé :

    Le royaume d'Hardorn envahi par l'armée de l'Empire de l'Est, les frontières de Valdemar et des autres pays de l'Alliance nouvellement née sont en danger. Mais un péril bien plus grand, venu de l'autre bout du temps, remet la menace humaine à sa modeste place. Tous vont devoir s'unir et révéler des secrets cachés depuis longtemps, utiliser toute leur magie et tous leurs talents, car les tempêtes qui s'annoncent pourraient bien détruire leur monde.

    Mon avis :

    J'avais lu la Trilogie du Dernier Héraut-mage, et je l'avais beaucoup apprécié. J'avais envie de me replonger dans une des trilogies de Mercedes Lackey, et j'ai finalement jeté mon dévolu sur celle-ci.

    Mercedes Lackey a écrit plus de vingt-cinq tomes de cette immense saga Les Hérauts de Valdemar, et je n'en ai lu que quatre. Autant dire qu'au début du roman, j'étais complètement paumée ! J'ai même songé à laisser tomber la lecture pour me procurer la Trilogie des Vents, qui, techniquement, pourrait m'apporter quelques réponses. Peut-être. Mais j'ai persévéré, et après une quarantaine de pages, je me suis laissée happer par l'histoire.

    Nous suivons plusieurs personnages et c'est un genre que j'ai toujours redouté : il laisse parfois l'impression d'une lecture hâchée. Mais ici, les chapitres sont suffisamment longs pour qu'on ait le temps de s'attacher aux personnages, et de suivre leurs aventures avec plaisir.

    Le méchant de l'histoire est suffisamment développé pour qu'on comprenne les raisons qui le poussent à agir comme il le fait, les gentils sont peut-être un peu trop gentils, mais ça reste supportable. Un seul d'entre eux s'avère vraiment pénible, mais heureusement, un autre personnage le remet sur les rails et ça passe tout de suite mieux. 

    Comme il s'agit d'une trilogie dans une vaste saga, nous n'avons pas beaucoup d'explications concernant le monde, et si c'est un peu frustrant, ça n'empêche pas de comprendre l'histoire. Et j'imagine que les adeptes de la saga n'ont pas non plus spécialement envie de relire pour la quinzième fois les mêmes explications. J'ai donc eu l'impression de prendre un train en marche, même si, honnêtement, ça ne m'a pas affreusement perturbée. 

    Par contre, j'ai vraiment apprécié l'écriture de l'auteur, qui est très fluide et très immersive. On ressent parfaitement les émotions des personnages, ainsi que les enjeux des différents évènements qui surviennent. Et c'est une écriture très prenante, où même les temps moins forts du récit se lisent avec plaisir. 

    Ce fut donc une lecture très agréable, pas de celle qui marque irrémédiablement les esprits, mais qui permet de passer un bon moment ! 

     

     


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    Résumé :

     

    Après avoir sauvé le prince Aleksander - dont il était l'esclave -, et l'empire tout entier, de la menace des rai-kirah, Seyonne est redevenu un homme libre. Mais le retour parmi les siens ne sera pas aussi simple qu'il l'espérait : il a été souillé par sa captivité et son peuple n'est pas prêt à lui rendre sa place de Gardien des Ames. Il va devoir, une fois de plus, lutter pour regagner la confiance des Ezzariens et, plus que tout, de celle qu'il aime.

     

    Mon avis :

     

    La sortie en poche du second tome a été pour moi l'occasion de relire le premier tome, que j'avais beaucoup apprécié. C'était l'occasion de découvrir, enfin, ce qu'il advenait de ce cher Seyonne. Au final, le bilan est plus que mitigé.

     

    Au risque de vous spoiler, autant le dire tout de suite : ce que j'avais aimé, c'était cette alliance improbable entre un esclave et un prince. Nous retrouvons ici Seyonne, certes, mais Aleksander ne fait qu'une très courte apparition. Frustrant, donc.

     

    Le retour de Seyonne parmi les siens ne fait pas l'unanimité, loin de là. Il reprend sa lutte contre les démons, malgré tout, car il est le dernier des Gardiens capables de le faire. J'ai aimé voir les Ezzariens tenter de reprendre le cours de leur vie, de reprendre cette lutte au prix d'entraînement intensif de la jeune génération. J'ai trouvé très intéressant le fait que les Ezzariens, engoncés dans les traditions et les croyances, ne fassent pas table rase du passé pour accueillir Seyonne en sauveur.

    J'ai beaucoup apprécié la première partie, grâce à la plume fluide de l'auteur, aux retrouvailles avec certains personnages qu'on avait croisé dans le premier tome et à la découverte de cette magie. Le seul bémol, c'est l'union entre Seyonne et sa femme, qui m'a paru très fade. Il répète à l'envi que c'est la femme de sa vie, qu'elle lui ait destinée, qu'ils sont un couple dans la vie et dans la lutte contre les démons. Le seul problème, c'est que je ne l'ai pas ressenti. Je n'ai ressenti aucune complicité, aucun amour entre eux : ils sont ensemble, c'est tout.

     

    Et puis, Seyonne fait une rencontre surprenante, un jour, lors d'une lutte contre un démon. Il croit comprendre que cette lutte contre les démons est plus complexe qu'ils le croyaient. Bon point, on quitte un peu le côté manichéen de cette lutte pour rentrer plus dans la subtilité.

    Seyonne décide donc de partir à la recherche de la vérité. Jusque là, j'aime. Sauf que ça part en quenouile, à mon goût.

     

    Il se retrouve dans des situations incroyables, seul contre tous, où personne ne croit à ce qu'il avance. Je n'y croyais pas beaucoup plus, et qu'il se pose en victime que personne ne comprend ni ne croit m'a un peu agacé, d'autant qu'on fait le tour de ses alliés potentiels. Certes, c'est très crédible, c'est très réaliste, mais j'ai trouvé que c'était un peu trop.

    Et ensuite, il décide d'aller voir lui-même les démons, pour en parler avec eux et apprendre plus de choses sur eux. Louable intention, mais stupide. Ce n'est pas tant le fait qu'il y croit vraiment qui m'a gêné, mais plus la longue énumération, ensuite, de ce qu'il subit.

    Parce que forcément, ils sont ennemis depuis des siècles, les démons ne l'accueillent pas à bras ouverts.

    Et c'est à ce moment là que j'ai décroché. Je n'étais pas convaincue par sa quête, et lire, pendant peut-être quatre cent pages, qu'il se fait torturé, puis qu'il se fait manipulé, puis qu'il décide de sauver tout le monde alors que tous se liguent contre lui (d'autant que je n'ai pas saisi en quoi c'était indispensable de sauver tout le monde),  ça m'a paru une éternité.

    Je ne voyais plus la fin du roman, j'avais juste envie de savoir comment ça allait se terminé (bon, d'accord, ça veut dire que ça m'intéressait quand même ^^ ). Les derniers rebondissements m'ont tiré une exclamation agacée, j'en avais marre de ces péripéties.

    Le roman, à mon goût, était trop long, et beaucoup d'éléments ont été beaucoup trop développé, créant chez moi une lassitude et un certain écoeurement.

     

    J'ai lu, par curiosité, le résumé du troisième tome. Seyonne se posait en sauveur de l'humanité dans le premier, en sauveur des démons et de l'humanité dans le second, et le troisième s'annonce pire encore.

    Malgré toute l'affection que j'éprouve pour lui, je pense que je me passerai du récit de cette lutte.


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    Résumé :

     

    Seyonne n'a pas toujours été un esclave. Autrefois, les membres de son peuple étaient les gardiens d'une magie comme on n'en avait jamais vu, des protecteurs, des défenseurs. Mais les Derzhi sont arrivés et les ont réduits en esclavage. À présent, des années de misère dégradante ont brouillé la mémoire de Seyonne et miné sa force. Pour son peuple, il est déjà mort. Et à ses yeux, sa propre fin est tout ce qu'il lui reste - jusqu'à ce qu'il rencontre l'espoir dans les circonstances les plus improbables... Vendu une fois de plus, Seyonne est acquis par Aleksander, héritier de l'empire derzhi. Son nouveau maître est un homme froid et d'une insouciante cruauté. Mais en Aleksander dorment les germes de la grandeur.

     

    Mon avis :

     

    J'avais lu ce livre il a y fort fort longtemps, avant la création de ce blog. La sortie du tome 2, en poche, était l'occasion de relire le premier tome, et de le chroniquer.

     

    A vrai dire, à la fin du premier tome, je ne m'étais pas ruée sur le second, aussi étrange que ça puisse me paraître aujourd'hui : j'ai adoré ce roman. Par contre, c'est un roman qui peut se lire en one-shot, il y a une vraie fin, avec certes la vision d'un personnage qui va à la rencontre de nouvelles aventures, mais sans l'aspect : "tant que t'as pas acheté tous les tomes, tu ne sais pas s'il survit ou non".

     

    L'auteur a créé un univers assez simple, mais efficace : un peuple conquérant, les Derzhi, qui étend son territoire en asservissant les autres peuples, et qui règne sur son empire avec une poigne de fer.

    Les vaincus sont réduits en esclavage et  les Ezzariens, porteurs de magie, subissent un traitement cruel qui leur ôte toute trace de magie.

     

    Ce qui est le plus prenant, dans l'histoire, c'est bien sûr de suivre la narration de Seyonne, que la première personne du singulier rend très intimiste. On le suit, lui, l'esclave dépossédé de sa magie, de son honneur et de quasiment tout ce qui lui tenait à coeur, lorsqu'il est acheté par le prince de l'empire derzhi. C'est fascinant de voir l'évolution de cette relation qui, bien que peu surprenante, m'a donné le sourire ou des noeuds dans le ventre. Car la plume de l'auteur rend parfaitement les émotions, on passe du rire, parfois, aux émotions plus douloureuses.

     

    Et puis le roman prend une toute autre ampleur, et il devient difficile de lâcher les pages : on veut absolument savoir comment ça se terminer, maintenant qu'on s'est attaché aux personnages.

    J'ai trouvé que certains personnages secondaires étaient réellement très intéressants, comme la fiancée d'Aleksander, ou le responsable des esclaves. D'autres, en revanche, m'ont laissé de glace.

     

    Il n'en demeure pas moins que j'ai dévoré ce roman, porté par une écriture assez immersive et tout en émotion. Si la fin n'est pas réellement une surprise, j'ai vraiment pris du plaisir à relire ce tome !

     

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  • La-Lune-des-traitres.jpg

     

     

    Résumé :

     

    Au terme d'une bataille cataclysmique, Alec et Seregil ont décidé de quitter leur terre d'adoption, désormais hantée par trop de souvenirs douloureux. Pourtant, un appel désespéré de la reine vient mettre un terme à leur exil. La nouvelle mission de nos deux maîtres de l'espionnage : Prendre part à une délégation diplomatique qui les entraînera dans le pays natal de Seregil. C'est dans ce royaume légendaire que ce dernier devra affronter les démons de son obscur passé, tandis qu'Alec se découvrira des origines insoupçonnées.

     

    Mon avis :

     

    J'ai résisté, longtemps, avant de me lancer dans la lecture de ce troisième tome : j'avais adoré les deux premiers, et j'avais lu des critiques élogieuses sur celui-là, disant que c'était de loin le meilleur. Mais j'ai fini par cédé, comme toujours, même si, au final, je suis un peu plus mitigée que pour les premiers tomes.

     

    J'ai retrouvé avec énormément de plaisir nos deux héros : du temps s'est écoulé, depuis que nous les avons quitté à la fin du second tome, et nous les découvrons vivant paisiblement loin de tout. Leur relation a évoluée, fini les doutes et les hésitations. Ils sont heureux ensemble. Ces liens de couple ne sont pas spécialement mis en avant, l'auteur les traite avec beaucoup de pudeur. Et d'humour, car bon nombre de fois, leurs répliques m'ont arraché un sourire. Lorsqu'ils arrivent enfin à destination, et qu'ils peuvent partager une nuit, seuls, dans l'intimité, la fenêtre reste ouverte. Et la seule mention de leurs activités se résume à la gêne d'Alec, le lendemain matin, quand tous les yeux se tournent vers eux, amusés, car ayant tout entendu. Contrairement à beaucoup de romans où nous avons tous les détails de l'intimité d'un couple, c'est traité ici avec beaucoup plus de pudeur et c'est très bien fait.

    Nous apprennons également à mieux connaître Klia, la princesse, et surtout Beka, que nous avons vu grandir au fil des tomes, et qui est devenue une guerrière redoutable. Elle a pris de l'ampleur, et si nous n'ignorons pas grand chose de ses origines, fatalement, c'est un vrai plaisir de la voir évoluer, s'affirmer, et se laisser séduire par un homme dont on ignore, jusqu'aux dernières pages, les réelles intentions.

     

    Ce tome est surtout l'occasion de découvrir Aürenen, le pays natal de Seregil. On y découvre le sens de l'honneur qui règne là-bas, et le traitement implacable qu'ils font aux exilés. Difficile de rester indifférent à la détresse et à la douleur de Seregil, malgré le soutien d'Alec.

    Nous apprennons donc à mieux connaître ce peuple présenté comme mythique au début du premier tome, et ça permet d'élargir encore, et de rendre plus complexe la politique de l'univers.

     

    Car ce tome, et c'est à ce niveau que j'ai été un peu déçue, nous montre toutes les différences qui règnent entre les clans de ce peuple. Des clans nombreux, aux noms alambiqués, avec des termes très spéfiques qui ont fini par me perdre en cour de route, je l'avoue. Je n'étais peut-être pas extrêmement concentrée dans la lecture, mais un petit lexique en début de tome, pour les termes en italique, aurait été le bienvenu, histoire de se rappeler de quoi ça parle.

     

    La guerre fait rage, et la situation est plus que délicate pour Skala. Mais le séjour en Aürenen semble être une bulle hors du temps et du monde, tant ils prennent leur temps à discuter de tout sauf de l'aide éventuelle qu'ils pourraient apporter. Pendant une bonne partie du roman, il ne se passe pas grand chose d'autre que les retours sur le passé de Seregil et la découverte des relations entre les clans, des alliances et luttes entre eux.

    Le fait également qu'il y ait bon nombre de tractations cachées, de rencontres furtives et de traitres potentiels donne l'impression d'être tombé dans un nid de vipère, où les personnages principaux sont pieds et poings liés à cause de leur statut d'invité.

     

    Je me suis certes laissée embarquer dans l'histoire, mais avec le sentiment, à la fin, que les choses n'ont pas beaucoup avancer pour résoudre cette guerre, le but principal de leur visite.

    Ce fut une lecture très plaisante et très agréable, et j'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir les personnages principaux. Cette série n'est pas une trilogie et c'est une excellente nouvelle car j'ai hâte de les retrouver. Mais ce tome, avec trop de traîtres, trop de diplomatie, trop de clans traficotant dans leur coin, m'a donné l'impression qu'ils avaient perdu leur temps, et que le tome s'étirait un peu en longueur.


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    Résumé :

     

    Ancien soldat et courtisan, Cazaril a survécu aux pires tortures en tant qu'esclave à bord d'une galère ennemie. Aujourd'hui libre, cet homme humble n'aspire qu'à la tranquillité. Mais les dieux ont d'autres plans pour lui ! À sa grande surprise, on le nomme secrétaire personnel et tuteur de la belle royesse Iselle, la soeur du garçon impétueux destiné à devenir le prochain seigneur du pays. Ce qui placera Cazaril à l'endroit qu'il craint plus encore que la mer : la cour royale de Cardegoss, où règnent l'intrigue et la trahison, et où les puissants ennemis qui l'avaient jeté aux fers occupent à présent les positions les plus élevées. Et, parallèlement à leurs plans machiavéliques, s'éveille une menace plus grande encore pour la famille royale, une malédiction sanguine face à laquelle Cazaril n'aura d'autre choix que d'avoir recours à la plus noire des magies !

     

    Mon avis :

     

    Bragelonne a eut une excellente idée en proposant, pour son anniversaire, des intégrales à prix très raisonnable. Ce fut, pour moi, l'occasion de découvrir ce récit, dont la lecture fut plus qu'agréable.

     

    La plume de l'auteur est très sympathique, fluide et prenante. On se laisse très facilement embarquer dans son univers, qui est pourtant loin d'être rose. Cazaril, trahi, a subi bien des choses avant de se voir accueilli dans la famille de la royesse Iselle.

     

    Les descriptions et la narration des évènements ne peuvent laisser insensible, et on s'attache à bon nombre de personnages, apprenant à en détester d'autres. Si le rythme du récit est assez classique, et que j'ai pu deviner, parfois, l'arrivée de certains rebondissements, d'autres m'ont laissé pantoise. Je n'aurais jamais cru que l'auteur déciderait de prendre cette direction, donnant ainsi une toute autre dimension à son histoire.

     

    Difficile d'en dire plus sans spoiler, mais j'ai vraiment apprécié cette ouverture de l'intrigue, qui permet ainsi de rendre l'histoire bien plus complexe qu'une simple histoire d'intrigues à la cour.

    L'univers est décrit petit à petit, élargissant, là encore, nos horizons.

    La tension monte à mesure que les pages défilent, et il devient bien difficile de lâcher le livre tant on souhaite connaître le mot de la fin.

     

    Ce fut un roman plaisant à lire, même si je regrette qu'il n'y ait pas eu cette magie qui fait basculer le roman dans la catégorie "coup de coeur".

     

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    Résumé :

     

    Aralorn est une changeforme qui a délaissé les privilèges d'une noble naissance pour une vie d'espionnage et d'aventures. Elle a croisé Loup au cours d'une mission et tous deux sont devenus d'inséparables amis, car elle sait qu'il dissimule sa véritable nature sous son apparence animale.
    Mais des circonstances dramatiques vont l'amener à se poser encore plus de questions sur son énigmatique compagnon et sur l'ampleur de ses pouvoirs.
    Quant à lui, il fera tout pour protéger Aralorn du danger mortel qui la guette, quitte à se dévoiler, quitte à mettre sa vie et son âme en péril.

     

    Mon avis :

     

    Patricia Briggs est une auteur que j'affectionne tout particulièrement : sa série Mercy Thompson est l'une des plus intéressantes en bit-lit. Ayant lu tout ce qu'elle a fait en bit-lit, je me suis intéressée à ses autres romans, dont Masques, un roman de fantasy.

    Ce roman est le premier qu'elle a écrit, une préface en parle, et ça se sent.

     

    Si j'avais commencé à lire cette auteur avec ce roman, j'aurais sans doute été moins critique. Ce que j'aime dans sa manière d'écrire, c'est la complexité des univers qu'elle dépeint, et le fantastique travail psychocolique des personnages qu'elle crée.

    Dans ce roman, l'univers n'est pas spécialement original, et manque quelque peu d'explications. C'est un mage, particulièrement puissant, qui règne sur le monde. Mais le mage en question s'est détourné du bien et répand le mal autour de lui. Aralorn est changeforme, peu affectée par sa magie, et se dresse donc contre lui, avec Loup, son allié mystérieux.

     

    Les personnages sont intéressants, elle nous dépeint tout une galerie qui ne peut laisser indifférent. Mais elle a fait bien mieux, plus tard, avec ses séries de bit-lit et la comparaison est rude.

    La magie est bien imaginée, diversifiée et intéressante. Même si c'est, comparé à Mercy Thompson, loin d'être aussi fouillé. Il faut quand même reconnaître que c'est le premier tome d'une série de deux, et qu'on en saura peut-être plus par la suite.

     

    Elle a ménagé du suspens, notamment concernant l'identité réelle de Loup. Si certains points m'ont surprise, d'autres en revanche, je les attendais.

     

    Pour conclure, c'est un roman agréable à lire, mais qui souffre de la comparaison avec ceux qu'elle a pu écrire ensuite.


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  • Le-royaume-empoisonne.jpg

     

    Résumé :

     

    Lorsque la jeune Wynter Moorehawke revient à la cour avec son père, elle découvre un royaume plongé dans la peur, les intrigues et les chambres de torture : le roi Jonathon est devenu un tyran qui opprime tous ceux qu'il a jadis aimés. Son fils héritier Alberon a disparu, la révolte gronde et on parle même d'une mystérieuse machine sanglante. Aujourd'hui, le temps est venu pour la jeune fille de choisir. Entre son père et ses rêves, son ami et son roi, son devoir ou son amour.

     

    Mon avis :

     

    Voilà une chronique qui va être bien compliquée à écrire. Ce roman me tentait, je l'avoue. Mais à la lecture, il reste un arrière-goût étrange.

     

    Il n'y a pas vraiment d'originalité dans le roman, même si on est loin des clichés habituels qui peuvent lasser, voire agacer. Un monde assez classique, donc, un royaume dont on sait finalement peu de choses et qui laisse un peu perplexe. Si Wynter en parle souvent comme un royaume plus éclairé, plus avancé que les autres, on a du mal  le ressentir. Et j'ai eu du mal à comprendre pourquoi elle ne voulait pas aller ailleurs, qu'est ce qui la rendait loyale à ce royaume, en fait.

     

    Si le métier de l'héroïne est assez peu vu dans les romans de fantasy et offre une originalité bienvenue, il n'est quasiment pas mis en valeur. Et Wynter est jeune, bien trop jeune à mon goût. Certaines de ses réflexions, certaines de ses réactions sont agaçantes car manquant cruellement de maturité et d'altruisme. Elle pense à elle, à ceux qu'elle aime, et c'est tout.

    Il y a également une surabondance de bons sentiments, de pitié, qui m'a légèrement agacée. Si le personnage de Christopher est intéressant et titille ma curiosité, la manière dont il est présenté m'a agacé. Tout comme pour le personnage du père, traité avec l'intention claire d'émouvoir le lecteur, et je n'aime pas ça.

     

    J'ai eu un peu de mal à discerner l'intrigue générale, tant l'héroïne se centre sur quelques personnages, laissant complètement de côté les dimensions plus larges et plus importantes de ce qu'il se passe au royaume. Et je dois avouer que ce qu'il se passe, au royaume, le comportement du roi ou la disparition de l'héritier du trône me semblait bien plus important que le rabotage de fresque ou l'autorité de l'héroïne.

     

    Au final, ce fut un roman relativement plaisant, et il y a des personnages dont j'aimerais bien connaître le devenir, mais ça ne sera sans doute pas suffisant pour que je me précipite lire la suite.


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    Résumé :

     

    Balafrée n’oublie rien. Ancienne esclave, la fille des Nashaïs se souvient de la mort de sa mère. Elle se souvient aussi du meurtrier, et dans quelles circonstances elle a gagné son surnom. Balafrée n’oublie rien, non. Une mémoire qui fait d’elle une impitoyable guerrière des Clans sauvages, tant l’ensemble de son être se résume en un mot : vengeance.
    Ici s’ouvre son histoire.

     

    Mon avis :

     

    J'ai découvert cet auteur avec de le cycle L'Ange du Chaos. C'est une fantasy efficace, que j'ai souvent tendance à qualifier de "pour mecs" : des scènes de combat très visuelles, des belles femmes, du sexe. Je ne suis certes pas un homme, mais j'apprécie aussi, de temps en temps, de lire ce genre de fantasy.

    Alors quand Balafrée est sorti en poche, je n'ai pas hésité longtemps.

     

    On y retrouve les qualités des autres romans : un style très fluide, très visuel. Juste assez de descriptions pour tout visualiser, mais pas plus que nécessaire. Des persoonnages bien rendus, bien que manquant un peu de complexité à mon goût, crédibles et vivants. Un rythme assez soutenu, où les temps mort sont finalement assez vite passés pour arriver au coeur du sujet. Des scènes de combats très visuelles, à la fois techniques mais parfaitement compréhensibles pour les néophytes, même si, parfois, je trouve que ça manque un peu de spontanéité, que ça devient presque... scolaire.Trop détaillé, trop précis, alors qu'on a l'habitude des batailles un peu floues, où tout se passe si vite qu'on a du mal à distinguer chaque action.

     

    La vraie nouveauté dans ce roman, c'est que l'auteur a créé une héroïne, et non un héros. Même si on a vu des héroïnes plus féminines, elle reste parfaitement crédible. Les cent premières pages m'ont pas beaucoup plus, non pas à cause de l'écriture ou de l'histoire, mais en voyant ce que devenait Balafrée.

    Et puis, il y a ce revirement de situation et le récit prend un virage à quatre-vingt dix degrés, devenant enfin palpitant. Cette fois encore, l'auteur nous offre une galerie de personnages divers et variés, de l'action à foison, avec une véritable trame derrière.

    La trame en question est relativement sombre, les évènements parfois diffciles. Mais ça n'en devient que plus prenant.

     

    Mais malgré tous ces éléments qui ont fait que j'ai passé un très bon moment à la lecture, il manque un petit quelque chose, cette magie qui fait qu'on ne peut pas se sortir un personnage de la tête, ce je-ne-sais-quoi qui fait basculer le roman de "j'ai aimé" à "coup de coeur".

     

    C'est un roman que je recommande, à la fois pour ses qualités visuelles (on a parfois l'impression de lire un film d'action) que pour ces personnages. Mais ce n'est pas un roman que je classe en tête de liste de mes recommendations.

     

    J'ai aimé


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