• Le-dit-du-sang.gif

     

     

    Résumé :

     

    Voilà mille ans, le peuple d'Acton conquit les Onze Domaines, dont il tua ou chassa les habitants légitimes.
    Ceux qui ne périrent pas survécurent sur les routes. On les appela les Voyageurs. Aujourd'hui, les Domaines sont gouvernés d'une main de fer par les seigneurs de guerre d'Acton. Certaines choses échappent cependant à leur contrôle : les esprits, la magie des éléments... et parfois des êtres humains, lointains descendants des Voyageurs. Comme Ronce, cette jeune fille qui doit fuir les siens ; comme Frêne, contraint de tuer pour le compte d'un employeur tyrannique ; comme Épervier, le noir enchanteur qui a juré vengeance pour son peuple.
    Jamais les pierres n'auraient pu prédire qu'un lien puissant unirait un jour leurs trois destins.

     

     

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    Mon avis :

     

    J'avais craqué pour ce roman, il y a bien longtemps de ça. Et puis, les livres s'entassent, se languissent d'être lus, se perdent dans l'immensité de la PaL. Mais le Challenge ABC 2012, c'est aussi l'occasion de les ressortir et de les lire enfin. Voilà chose faite.

     

    Le roman se présente sous plusieurs chapitres avec des narrateurs différents. Il y a Ronce, cette jeune fille sauvage, très liée à la nature, éprise d'indépendance. Il y a Frêne également, forcé de se trouver un métier et qui se retrouve bien malgré lui tueur. Et Épervier, qu'on ne connait pas beaucoup car ses chapitres sont pour le moins succincts.

    Ces chapitres, majoritaires, côtoient également des petits chapitres de personnages secondaires. Comme celui de Doronit, l'employeur de Frêne que j'avais appris à détester cordialement. Et en lisant ce chapitre, sans excuser le comportement de cette femme, je l'ai mieux comprise et j'ai eu de la peine pour elle. Ces chapitres sont donc un éclairage bienvenu pour ajouter à la complexité et à la psychologie des personnages.

     

    J'ai beaucoup aimé l'univers que nous dessine Pamela Freeman : ces deux peuples, qui cohabitent bon gré mal gré. Le souvenir de cette invasion, pourtant vieille de mille ans, est encore très vivace dans tous les esprits et le peuple originel, cheveux et yeux sombre, est vite repéré et méprisé par les descendants de l'envahisseur. C'est un peu facile, de les différencier comme ça, avec leur couleur de cheveux. C'est un peu facile, aussi, d'en faire des nomades, épris de chansons, de contes et de toutes formes d'art quand les autres sont sédentaires et hermétiques à l'art. Facile, peut-être, bien que. Le principal, c'est que ça a fonctionné pour moi, je me suis plongée dans cet univers avec beaucoup de plaisir.

     

    La magie est très présente, avec la réanimation des morts, les fantômes, les pierres qui prédisent l'avenir et les dieux omniprésents. Et c'est très convaincant.

    La superstition est tout aussi présente, comme en témoignent les prénoms des narrateurs : lorsqu'une femme Voyageuse accouche, elle donne à son enfant le nom de la première chose qu'elle voit.

     

    Le résumé est, encore une fois, un peu trop bavard. Je pense que pour profiter pleinement du roman, il faut oublier qu'ils se rencontrent. Parce que ça n'arrive que dans les toutes dernières pages. En attendant, on apprend à connaître les personnages, on les voit évoluer et devenir ce qu'ils sont pour cette rencontre.

    C'est bien loin d'être ennuyeux, les personnages ont une réelle envergure et je me suis laissée bercée par la plume efficace de l'auteur. Mais si on attend la rencontre, on peut vite trépigner derrière les pages.

     

    Ce fut une lecture très plaisante, avec des personnages particulièrement attachants et une écriture très agréable à lire.

    Vivement que je me procure la suite !

     

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  • Zoo-City.gif

     

    Résumé :

     

    Zinzi arbore un paresseux symbiotique sur le dos, une sale habitude de faire des arnaques et un talent rare pour trouver les choses perdues. Mais quand les flics lui confisquent sa dernière paie, elle doit se tourner vers le job qu’elle déteste le plus : retrouver les personnes disparues. Engagée par Odi Huron, un producteur renommé, pour retrouver une pop star pour ado disparue, elle pense avoir son ticket de sortie de Zoo City, la ville où les pires criminels d’Afrique du Sud et leurs compagnons animaliers symbiotiques tentent de survivre.
    Au lieu de cela, Zinzi doit s’enfoncer dans les bas-fonds de la ville, ravagés par la magie et la criminalité, où elle devra faire face aux sombres secrets de différentes vies passés… dont la sienne.

     

    image-blog-challenge 2012

     

    Mon avis :

     

    Ce livre traînait depuis longtemps dans ma PaL. Trop longtemps. Le challenge ABC 2012 était l'occasion rêvée de le dépoussiérer un peu et d'enfin découvrir ce qu'il cache entre ses pages.

    Et je ne le regrette pas un instant !

     

    C'est un roman sombre, où nous découvrons des criminels affublés d'un animal symbiotique : ils sont liés l'un à l'autre et ne peuvent s'éloigner. C'est une nouvelle sorte de racisme : en Afrique du Sud, les animalés sont exclus et suscitent des regards méfiants car l'animal prouve le passé criminel de la personne. Le roman est parsemé d'articles et de reportages sur ce phénomène, et on apprend par exemple qu'au Pakistan, le simple fait de se montrer avec un animal conduit à la prison. Après tout, s'il y a un animal, c'est qu'il y a un crime. Ne reste plus qu'à faire avouer le crime, et pour ça, il suffit de les éloigner l'un de l'autre, pour une torture aussi inédite qu'efficace.

     

    paresseux.jpg

     

    Nous nous concentrons cependant sur Zinzi, en Afrique du Sud, qui vit dans un ghetto. Trouver un travail honnête relève du miracle, et c'est donc avec des petites magouilles qu'elle parvient à survivre tant bien que mal en retrouvant des objets perdus ou en arnaquant des gens. Et tout bascule.

     

    L'auteur nous entraîne avec brio dans une enquête pas comme les autres, et on se surprend à s'attacher à Zinzi et à son paresseux au fil des pages. Drogues, violence, haine, tout est servi avec savoir-faire. Aucune personnage n'est épargné : ils ont tous leur part sombre et on ne voit que ça d'eux. Même les relations amoureuses sont teintées d'obscurité : il ne faut pas s'attendre à des personnages qui se promettent un amour éternel. La magie est présente, sans occuper le devant de la scène. L'enquête est là aussi, sans oublier pour autant le personnage. C'est savamment dosé pour créer ce climat mal sain, parsemé de références très actuelles.

     

    C'est un roman un peu dérangeant, à part, qui en dit plus qu'il n'est écrit. Une lecture très intéressante !

     

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  • Skin-Trade.gif

     

     

    Résumé :

     

    Il fût un temps où cette ville était au centre du monde.
    Un temps où sa puissance se nourrissait du sang et du fer. Mais aujourd'hui elle n'est plus que rouille et elle attend la ruine. C'est un territoire parfait pour Willie Flambeaux et Randi Wade. Lui est agent de recouvrement, elle, détective. Mais lorsqu'une série de meurtres particulièrement atroces ensanglante cette ville qu'ils croyaient si bien connaître, ce n'est plus dans dans le labyrinthe des rues qu'ils auront à mener l'enquête, mais dans les recoins les plus sombres de leurs propres passés.
    Là où se cachent leurs plus grandes peurs.

     

    Mon avis :

     

    La saga du Trône de Fer, adaptée en série télé, fait beaucoup parler de G.R.R. Martin. Et même si j'y songe fortement depuis un bon moment, je ne me suis toujours pas mise à la lecture de cet immense cycle. Mais, pour avoir lu et adoré Riverdream, je savais que je pouvais foncer tête baissée. Sans aucun regret.

     

    Ce roman qui date de 1989 a très bien vieilli et a reçu le World Fantasy Award de la meilleure novella. Car c'est un roman très court, d'environ 170 pages. Court, mais efficace. Et comme pour Riverdream, ce roman nous rappellle que les auteurs n'ont pas attendu la vague de bit-lit pour s'intéresser aux mythes et légendes.

     

    On retrouve la touche de G.R.R. Martin, pour créer tout un panel de personnages qui ne laissent pas indifférents : ils ont tous leur personnalité et leur histoire, ce qui les rend très vivants.

    L'auteur nous fait grâce des stéréotypes qu'on lit actuellement dans la bit-lit, avec des loups-garous qui ne sont ni ténébreux, ni à faire se pâmer l'héroïne.

    Willie flambeaux est un personnage particulièrement intéressant, hypocondriaque, légèrement obsédé sur les bords, trouillard mais infiniment humain lorsqu'il doit aller recouvrer les dettes.

    Randi Wade est plus classique, comme personnage, mais terriblement vivante.

     

     

    L'intrigue est particulièrement bien menée et il est très difficile de reposer le livre. Je voulais savoir ce qu'il se passait, qui était coupable et pourquoi. Et le coupable n'est pas forcément celui qu'on croit.

    Si les crimes sont odieux, l'auteur nous épargne les détails les plus sordides et ne s'attarde pas plus que nécessaire dessus. C'est à l'image du roman, efficace.

     

    Et puis, il y a cette fin, magnifique. Difficile d'en dire plus sans spoiler, mais j'ai vraiment été bluffée par cette fin à la fois terrible et très cohérente.

     

    Cette lecture fut un vrai plaisir et confirme tout le bien que je pense de cet auteur. Et me pousse encore un peu plus vers le Trône de Fer.

     

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  • Le-sabre-de-sang.gif

     

    Résumé :

     

    Un sabre maudit forgé dans le sang...

    Un homme assoiffé de vengeance...

    Leur rencontre semble inévitable.

     

    Mon nom est Tiric Sherna. J'ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de subir mon peuple, les shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de vengeance. Les quivhiens - des reptiliens belliqueux- nous ont massacré ou pire encore, réduit en esclavage. Désormais, je vis dans une cage en compagnie de quelques survivants. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l'Empire Qivhvien. Là-bas, dans ce nid de vipères, les plus forts d'entre-nous, dit-on, serons destinés aux arènes, spectacles dont semblent si friands ces satanés serpents. Autant dire que je suis voué à une mort certaine...

    Mais je suis un shao ! Et un jour viendra, je le jure, où nous nous relèverons et vaincrons l'ennemi. Oui, un jour, j'aurai ma revanche.

     

    image-blog-challenge 2012

     

    Mon avis :

     

    Encore une fois, le challenge ABC 2012 me permet de dépoussiérer quelques romans qui trainent depuis trop longtemps dans ma PaL. Sans aucun regret.

     

    Ce roman se lit vite, très vite. On est plongé dans le monde de Tiric Sherna, grâce à la narration à la première personne. Difficile de rester indifférent au sort réservé au guerrier, l'un des rares survivants de l'attaque des quivhiens, devenu esclave. Difficile de ne pas être touché par le sort devenu sien, lorsque, pour le plaisir des quivhiennes, il doit devenir gladiateur.

    On devine, à travers ses yeux, une société quivhienne très élaborée, très complexe, mais l'auteur ne s'attarde pas dessus et se contente de nous donner les éléments dont nous avons besoin. L'intrigue se déroule, avec un minimum d'informations sur le monde, mais reste pour le moins prenante.

     

    Si j'ai trouvé agréable d'avoir un récit vif, où on ne s'ennuie pas une seule seconde, j'aurais aimé en savoir plus. Sur le personnage principal, dont on ne sait quasiment rien, pas même à quoi il ressemble, sur les autres personnages aussi, mais également sur le monde.

    La fin est plus rapide encore, et laisse un dangereux besoin de lire la suite, là, maintenant. Une fin pas si banale que ça, qui promet un second tome très intéressant.

     

    Ce fut une lecture plaisante mais un peu trop superficielle à mon goût. J'espère que le second tome sera plus étoffé !

     

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  • Gheritarish.gif

     

    Résumé :

     

    Aux confins du plan primaire s'étendent les Terres de Sang.
    Une étendue aride et sauvage dévastée autrefois par la guerre entre la Lumière, les Ténèbres et le Chaos, où se déchaînent parfois des tempêtes de magie meurtrières et incontrôlées. Ici, n'existe qu'une seule loi, celle du plus fort. Certains s'y aventurent en quête d'une vie nouvelle; d'autres, à la recherche de fabuleux trésors de légende. Voici l'histoire de l'un d'entre eux : Gheritarish, guerrier Loki, mercenaire du Chaos.

     

    image-blog-challenge 2012

     

    Mon avis :

     

    J'ai lu le cycle de L'Agent des Ombres bien avant la création de ce blog, et il n'y a pas de chronique dessus. Pourtant, c'est une série que j'avais beaucoup aimée, très rythmée, bourrée d'action et très vivante. Cellendhyll de Cortavar, personnage magistral, est épaulé par un guerrier loki, un certain Gheritarish, facétieux et très intéressant mais hélas trop peu présent à mon goût. Alors, forcément, quand j'ai vu que l'auteur avait dédié un livre à ce guerrier loki, je n'ai pas hésité un seul instant.

     

    Le challenge ABC 2012 a été l'occasion, pour moi, de ressortir ce livre qui prenait la poussière dans ma PaL et de le dévorer enfin. Car oui, c'est un roman qui se dévore.

    On suit les aventure de Gher', parti en vacances. Et si les premiers temps, il se contente d'aller dans un bordel et de profiter de tous les services qu'il offre, il est très rapidement gagné par la soif d'aventures. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ce ne sont pas des vacances de tout repos.

     

    J'ai eu un peu de mal avec les premiers chapitres, où l'action et les péripéties s'enchaînent un peu trop rapidement à mon goût. On n'a pas vraiment le temps d'avoir peur pour le guerrier loki qu'il s'est déjà débarrassé des méchants. Et j'ai eu aussi un peu de mal avec certains points, comme le fait que, deux fois de suite, quand il a à faire à un trio, il s'agit d'un blond, d'un brun et d'un roux. J'ai trouvé que ça manquait un peu de naturel, que ça faisait presque « scolaire ».

     

    Mais la gouaille de Gheritarish est là pour compenser ce petit travers. Guerrier, oui, mais qui se refuse à tuer les brigands de bas-étage qui l'attaquent, qui se prend des cuites phénoménales, et qui s'attire les pires ennuis pour boire une bonne bière bien fraîche.

    Et puis, l'intrigue prend de l'ampleur. Après les petites intrigues bourrées d'action se dessine une intrigue plus complexe, plus longue et toujours autant bourrée d'action. Mais plus prenante.

    Difficile de rester indifférent face aux divers protagonistes. Difficile de ne pas dévorer les pages pour savoir de quoi il en retourne exactement.

     

    C'est un roman efficace, mené par une plume vive et très mesurée, avec la dose parfaite de description, de sentiments, d'humour et d'action. C'est un roman efficace, qui plairait à tous les amateurs de fantasy musclée, qui ne s'éternise pas à faire l'arbre généalogique de toutes les races qui composent le plan en question.

    C'est une lecture qui ressemble presque au visionnage d'un film d'action, rapide et prenant. Une lecture très agréable, donc, que je conseille sans hésiter.

     

    J'ai aimé


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  • Rue-farfadet.gif

     

    Résumé :

     

    Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens.
    Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères, des maris jaloux, des épouses trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux... Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames... Jusqu'au jour où lors d'une banale enquête de routine il se trouve mêlé à une machination dépassant l'entendement.
    Le voilà, bien malgré lui, chargé de l'affaire par l'un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

     

    Perplexe

     

    Mon avis :

     

    La couverture, magnifique (comme tous les livres de Mnemos), et le résumé m'ont fait cédé à la tentation. J'avais envie de fantasy abordable, simple et entraînante.

     

    L'histoire avait tout pour me plaire : un Paris des années 1880, revisité, dont les noms ont été changés, avec beaucoup d'humour. De même que les jours (Samedi est transformé en Femmedi), les noms des lieux se voient légèrement modifiés : La Seine devient la Veine, Pygale devient Mygale. Cependant, n'étant pas Parisienne et n'y ayant jamais fichu les pieds, j'ai dû rater bon nombre de clins d'œil. Tant pis.

    On ajoute une poignée de fantastique. Une généreuse poignée : les créatures surnaturelles cotoient les humains dans un semblant de cohésion, même si l'intolérance est toujours là, sous-jacente, impalpable. Sylvo Sylvain est détective, et accessoirement, elfe. Accessoirement, car honnêtement, il m'a fallu pas mal de temps pour le voir. Si l'auteur l'a voulu ainsi, pour montrer qu'il est finalement comme tous les autres, j'ai eu plus de mal à appréhender le truc : j'avais l'impression que ce n'était qu'un humain avec des yeux différents et des oreilles pointues. Aucun avantage donc, de la part de cet elfe alcoolique, mélancolique, un peu truand sur les bords. Soit, au moins, ça nous change de Legolas.

    Il est aidé par une étrange petite créature, à laquelle on s'attache bien vite.

     

    Et puis, il y a cette naine, qui le charge de surveiller son mari, qu'elle soupçonne de la tromper. Le détective se retrouve alors pris dans un engrenage infernal.

    Oui mais. Voilà. La sauce n'a pas pris. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais ça n'a pas pris. J'ai apprécié certaines descriptions, certaines action, je me suis ennuyée pendant d'autres. Peut-être étais-je préoccupée, mais bien souvent, mon esprit dérivait au lieu d'être captivé par le récit.

    Des longueurs, peut-être, trop d'allusions qui ne sont pas expliquées alors que d'autres choses sont largement développées. Je ne sais pas mais j'ai eu hâte de terminer ce récit.

    Il y a le soucis des coquilles et fautes d'orthographe, notamment celle-là : «  - Puisque je te dis que je te crois ! Ria-t-elle. » ( Page 153) qui m'a fait bondir et a failli me faire reposer définitivement le livre, malgré la fin tout proche. Parce que bon, les coquilles, passe encore, mais ce genre de faute !

     

     

    Dommage, vraiment, parce qu'il a tout pour me plaire. Peut-être que dans d'autres circonstances, je l'aurais dévoré.


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  • Lame-Damnee.gif

     

     

    Résumé :

     

    1407.
    Venise est à son apogée. Le duc Marco est aux commandes... en théorie, car il est niais et son oncle et sa tante gouvernent à sa place. Ils règnent sur les mers, dictent les lois et semblent tout-puissants. Même s'ils craignent des assassins meilleurs que les leurs... Une nuit, tout bascule. La cousine du duc, qui devait être mariée de force, est enlevée par des pirates mamelouks. La guerre est inévitable.
    Au même moment, Atilo, l'assassin en chef de Marco, tranche la gorge de sa dernière victime. Il s'apprête à rebrousser chemin, mais aperçoit un garçon penché sur le mourant, en train de boire à sa plaie. Il est beau comme un ange, d'une maigreur terrifiante, et la vitesse à laquelle il esquive un poignard et escalade un mur stupéfie Atilo. Le maître assassin sait qu'il doit à tout prix trouver le garçon.
    Non pour le tuer, mais pour en faire son apprenti...

     

    Dead

     

    Mon avis :

     

    Ce livre avait tout pour me plaire : une histoire d'assassins, une ville grouillant de complots, un vampire. Et c'est peut-être à cause de ces nombreux éléments que je suis tant déçue.

     

    La plume de l'auteur est plutôt sympathique, c'est vrai. Même si parfois, il utilise des raccourcis qui m'ont perdue. Par contre, l'un de ses tics d'écriture m'a particulièrement agacée : sa manière de décrire les femmes. Systématiquement, il fait référence à leur poitrine, qui semble presque toujours vouloir s'échapper du corsage de ladite madame. Les seins, et les hanches, donc. A croire qu'une femme se résume à ça. Autre point récurent, les références à l'urine et matière fécale. D'accord, d'accord, les personnages sont humains et doivent aller se soulager régulièrement. Ce n'est pas pour autant la peine de nous décrire tout ça dans le détails.

     

    D'autant que ce sont quasiment les seuls points sur lesquels l'auteur insiste. La politique est certes abordée, et je ne me plaindrais pas qu'elle ne soit pas tant développée, mais finalement, les intrigues et autres complots restent relativement sommaires.

    Les personnages, surtout secondaires, sont rapidement effleurés. Même les personnages principaux semblent creux. Le chef des assassins, donc, qui n'est quasiment jamais en action. D'ailleurs, depuis quelques temps, il n'a plus d'assassins, tous tués lors d'une confrontation avec les loups-garous. (Et j'ai pas très bien compris d'où il les sort, ces loups-garous). De même, le vampire ne sait pas qu'il est vampire. Et fait très pratique, il perd la mémoire plus rapidement que le moins malin des poissons rouges. Ça l'intrigue quand même un peu de ne pas manger, mais sans plus. L'auteur, s'il esquisse des traits originaux de ces personnages mythiques, se contente précisément d'esquisser. Et nous laisse avec une désagréable impression d'inachevé.

     

    Enfin, il y a des soucis de cohérence qui m'ont prodigieusement agacés. Comme le fait que le garçon en question, qui a une peur bleue de l'eau, ne la supporte pas, même sur un bateau, ce même garçon donc prend soudain le gouvernail du rafiot en perdition pour les mener miraculeusement en sécurité. Normal, quoi.

     

    Au final, j'ai réussi à terminer ce roman. Et il m'en reste un sentiment plus que mitigé. A trop vouloir aborder des sujets phares des tendances littéraires, l'auteur perd ses lecteurs. Les fans de vampires et autres loups-garous ne peuvent sortir que désappointés de cette histoire. Les amateurs de complots et autres assassins ne peuvent être que frustrés du traitement trop rapide.

    Il survole bien trop les sujets pour qu'on s'implique dans son histoire. La suite des aventures d'Atilo se fera sans moi.


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  • Robin.gif

     

     

    Résumé :

     

    XIe siècle, Angleterre.
    Depuis l’arrivée des envahisseurs normands, les Celtes ont été repoussés dans les montagnes du pays de Galles. Traqué comme un animal, Bran ap Brychan, héritier du trône d’Elfael, a été contraint d’abandonner le royaume de son père pour se réfugier dans la forêt des Marches, des bois primitifs où le danger rôde…

     

    Pas convaincue

     

    Mon avis :

     

    Pfou...

    J'avais lu, du même auteur, le cycle de Pendragon, et j'en garde un bon souvenir. J'espérais, avec ce nouvel opus, revisiter le mythe.

    Sauf que voilà. Ça n'a pas vraiment pris.

     

    La plume de l'auteur est toujours aussi agréable à lire, c'est un fait. Si les personnages ne sont pas toujours sympathiques, ce n'est qu'un bonus. J'ai retrouvé avec joie certains personnages qu'on connait tous, tels que frère Tuck.

     

    Oui mais voilà. Le résumé est mal fichu. Ou alors, c'est moi qui en veut aux résumés, je ne sais plus trop. Quoiqu'il en soit, on s'attend, à la lecture du résumé, à lire la vie de Bran Ap Brychan lorsqu'il s'est réfugié dans la fameuse forêt des Marches. Mais il n'en est rien. En réalité, ce passage se situe quasiment à la fin.

    J'ai donc passé le roman à attendre ce moment qui n'arrivait pas. Forcément, lorsque l'auteur parle des autres personnages, de leurs agissements et de leurs complots, on trouve le temps un peu long.

     

    Il y a du bon, bien sûr, j'ai aimé la manière dont la rumeur et la peur se répandent sur la région à l'annonce d'un être mystérieux et fantastique qui tue les imprudents qui s'aventurent dans la forêt. Mais très honnêtement, j'ai trouvé le temps long. Et j'ai fermé le roman avec le soulagement de l'avoir enfin terminé.

    Peut-être que si je ne m'étais pas seulement arrêtée au résumé, j'aurais plus aimé. Peut-être que si je n'étais pas partie avec mes préjugés, j'aurais plus apprécié. Peut-être.


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  • La-voie-des-ombres.gif

     

     

    Résumé :

     

    Pour Durzo Blint, l'assassinat est un art et il est l'artiste le plus accompli de la cité, grâce à des talents secrets hérités de la nuit des temps.
    Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d'un seul coup d'oeil et à prendre des risques - comme proposer à Durzo Blint de devenir son apprenti. Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonner son ancienne vie, changer d'identité, aborder un monde d'intrigues politiques, d'effroyables dangers et de magies étranges, et sacrifier ce qui lui est le plus précieux...

     

    J'ai aimé

     

    Mon avis :

     

    Je savais déjà qu'une personne peut adorer un livre et une autre détester ce même livre. Je savais également, du moins, je m'en doutais, que je peux aimer un livre à un moment donné, et être incapable de le lire à un autre moment.

    Et j'en ai eu confirmation avec ce livre.

     

    En fait, je l'avais commencé, il y a plusieurs mois. Et j'avais été incapable de le poursuivre. Trop violent, trop dur, trop sombre. Aucune lueur d'espoir possible.

     

    Et puis, j'ai été contactée par kincaid, m'invitant à une lecture commune sur ce livre. Le défi m'a intéressé, je l'ai relevé. Et cette fois, mon ressenti est tout différent.

     

    Soyons honnêtes : la première partie du roman est sombre, très sombre. Comment rester impassible en lisant les aventures d'Azoth et de ses ''amis'', quand ils luttent comme ils peuvent pour survivre encore quelques jours ? Rien ne nous est épargné et il faut avoir le cœur bien accroché pour passer ces pages.

    Et puis, l'enseignement débute. Rarement facile, rarement joyeux. Mais Azoth a trouvé un équilibre, et on respire enfin. L'histoire avance, il y a de plus en plus de personnages. On s'attache au jeune pisse-culotte, à son maître, même à Mama K. Même si aucun d'eux n'a, finalement, la moindre morale. Et ça fonctionne.

     

    L'intrigue est menée tambour battant, mais je dois avouer que j'ai été un peu perdue, parfois. Quand les nombreux personnages se retrouvent plus ou moins liés. Mais j'ai dévoré les dernières pages, je voulais connaître la fin. Qui n'en est pas tout à fait une, même si on pourrait finalement se contenter de ce premier tome.

     

    Mais j'ai déjà cédé, et le second tome m'attend bien sagement dans ma pile à lire.

    J'ai aimé ce roman, même s'il m'a perdu, parfois. Je me suis laissée entraîner dans le tourbillon d'évènements, je me suis évadée. Sans que ce soit un franc coup de cœur, ce fut une lecture plaisante.

     

    Cette lecture a été faite dans le cadre d'une lecture commune sur Livraddict. Je mettrai à jour, au fur et à mesure,  les avis des autres participants à cette lecture commune.

    L'avis de BlackWolf et de Kincaid


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  • L-affaire-Jane-Eyre-copie-1.gif

     

    Résumé :

     

    Détective à la brigade littéraire du service des opérations spéciales basé à Londres, Thursday Next s’occupe du grand banditisme reconverti dans le lucratif marché littéraire : revente d’éditions originales volées, contrefaçons, fraudeurs en tout genre… Un océan de routine pour celle dont le père voyage dans le temps et dont l’oncle est l’inventeur du papier carbone correcteur et des asticots synonymiques. Lorsque le froid, calculateur et extrêmement dénué de scrupules Achéron Hadès s’empare du manuscrit original de Jane Eyre et en séquestre l’héroïne, Thursday comprend qu’elle a enfin affaire à quelque chose de totalement inédit

     

    Sympa!

     

    Mon avis :

     

    Prêté par ma meilleure amie, ce bouquin traînait depuis trop longtemps dans ma Pile à Lire. J'avais envie de légèreté et d'humour, alors je me suis lancée.

     

    J'ai beaucoup aimé le contexte. On se croirait dans l'Angleterre contemporaine, même si, bien vite, on se rend compte que l'auteur joue avec l'imaginaire : voyages dans le temps, voyages des personnages de fiction dans la réalité et vice-versa.

     

    J'ai bien aimé l'héroïne également, qui sait ce qu'elle veut et ne renonce pas, malgré les dangers. Et j'ai trouvé particulièrement original le fait que l'enjeu de toute l'intrigue est de sauver l'intégrité d'un roman.

     

    Il y a de l'humour, du fantastique, une enquête policière. Tout pour me plaire. Mais je n'ai que moyennement accroché. Si elle me prête la suite, je la lirai sans doute, car il y a tout un panel de personnages attachants, qu'on a envie de retrouver pour de nouvelles aventures.

    Mais pour autant, je ne me ruerai pas vers le prochain tome, incapable de me sortir les personnages de la tête.


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