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    Résumé :

     

    Dans les Sept Royaumes, on les appelle les Graceling – des êtres rares, dotés de pouvoirs incroyables.
    Katsa, elle, peut tuer un homme à mains nues et son oncle, le roi des Middluns, l’oblige à assassiner pour son compte. La rencontre de la tueuse avec le prince Po, un autre Graceling, va changer le cours de son existence…

     

    Sympa!

     

    Mon avis :

     

    J'avais repéré ce roman depuis un bon moment, et la sortie en poche de ce roman m'a fait cédé à la tentation.

     

    Les personnages sont bien menés : Katsa, tout d'abord, qui est bien plus que la brute modelée par son oncle. Elle se révèle capable de libre-arbitre, avec un sens de la justice. Si elle ne cède jamais aux caprices de la mode, elle n'en demeure pas moins une jeune femme, avec tout ce que ça peut comporter.

    Po, lui, suscite bien plus de curiosité. S'il se place assez rapidement dans l'intrigue comme un personnage clef, il se révèle plein de surprises, et il parvient, plus d'une fois, à nous surprendre.

    Si l'explication de cet univers peut parfois devenir un peu longue, elle permet cependant de mettre en scène toute une galerie de personnages, qu'on apprend très rapidement à détester, ou à adorer.

     

    Le système de magie, via les Graceling, est relativement intéressant, même s'il ne bouleverse pas par son originalité. A vrai dire, quand Katsa découvre l'étendue de ses pouvoirs, on en vient à se demander si l'auteur n'est pas tombée dans le travers de faire un personnage parfait, aux pouvoirs surpuissants. Mais Cashore reprend la main et c'est finalement l'aspect humain qui prime, à mon plus grand soulagement.

    L'autre mention positive que je dois reconnaître à Cashore, c'est la relation entre Po et Kasta. Parce que bon, inutile de nier, quand on lit le résumé, on se doute tout de suite qu'il va se passer quelque chose entre les deux. Mais c'est amené avec beaucoup de naturel, tant et si bien qu'on finit par ne plus concevoir la vie de Katsa sans la présence de cet homme surprenant. Même si, il faut également le reconnaître, il y a parfois certaines lourdeurs et certaines maladresses.

     

    Et pour finir, la dernière chose que j'ai énormément apprécié, c'est ce que cache Pô vers la fin du roman (Je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler les éventuelles personnes intéressées par la lecture du roman, mais ça va compliquer les choses.) Je trouve donc que c'est particulièrement bien amené, je n'y attendais pas du tout. Et même si, encore une fois, l'auteur sombre dans la maladresse, j'aime beaucoup ce que cette nouvelle donne peut impliquer dans leur relation.

     

    Alors oui, c'est un roman qui se lit très facilement, bien mené et bien construit. Oui, on se laisse embarquer par la plume de l'auteur, oui, on tourne les pages pour connaître la fin.

    Mais voilà. Il n'y a pas réellement de surprises, ni dans les personnages, ni dans le déroulement de l'intrigue. Il manque encore un peu d'originalité pour que j'adhère à 100% et que je me précipite sur le second roman, Rouge. Bon, je sais, que je suis un peu pénible. Mais voilà : c'est un très bon premier roman à qui il manque encore ce zeste de je-ne-sais-quoi pour que lâcher le livre devienne impossible et que les personnages nous restent dans un coin de l'esprit et deviennent obsédants.


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  • Caverne-de-la-glace-noire.gif

     

     

    Résumé :

     

    Les Maleterres.
    Un lieu hostile, figé dans un éternel hiver. Au Nord, des clans guerriers en conflit. Au Sud, des seigneurs avides qui convoitent les territoires des clans. À 16 ans, Raif est un archer accompli. Sa vie bascule le jour où, de retour de la chasse, il découvre que les hommes du clan, parmi lesquels son père, ont été horriblement massacrés. Ash est la fille adoptive de Penthero Iss, haut-seigneur d’une forteresse.
    À 15 ans, elle est une très belle adolescente, mais elle est hantée la nuit par des cauchemars de glace et de sang. Ensemble, Raif et Ash s’enfuiront sur les Maleterres enneigées, poursuivis par les sbires de Penthero Iss…

     

    Perplexe  

     

    Mon avis :

     

    J.V. Jones est un auteur que je suis d'assez près. Mais c'est plutôt étrange, comme suivi. Disons qu'avec elle, je sais à peu près ce que je vais trouver dans ses livres : deux personnages qui découvrent leurs pouvoirs, un peu de romance, une quête/aventure en commun. Je sais également que j'y trouverai de l'action et que j'aurai du mal à lâcher ce livre.

    En somme, que ce soit pour la Ronce d'Or, ou le Livre des mots, ce sont des cycles prenants, pas follement originaux, mais qui me font passer un bon moment. Un blockbuster, en quelque sorte.

     

    Et ce nouveau cycle ne déroge pas à la règle.

    Nous suivons donc Raif, un jeune homme des terres du Nord, aux pouvoirs étranges qu'il ne maîtrise pas tout à fait mais dont il se sert, presque inconsciemment. Le nouveau chef de clan devient bien vite l'homme à abattre. Mais il finit par vaincre, et Raif doit quitter les siens.

    En parallèle, nous avons l'histoire d'Ash, jeune fille étrange, qui entend des voix. Puis une multitude de personnages plus ou moins secondaires viennent achever le tableau.

     

    Ce qui fait la force de ce roman, c'est incontestablement la plume de l'auteur. Elle parvient à nous plonger dans son univers, mais pas seulement. Quand les personnages s'indignent, on s'indigne avec eux. Quand les personnages souffrent, on souffre avec eux. Quand ils s'interrogent, on s'interroge avec eux. C'est pour cette raison que je la compare un peu à Robin Hobb.

     

    J'ai beaucoup aimé l'univers des terres du nord : les paysages balayés par la neige, le froid, les tempêtes de glace. La vie au sein du clan, parfaitement réglée. Et les villes, à quelques jours de marche seulement, qui sont complètement différentes, de part leur foi, leur mode de vie, leur culture. Les personnages sont toujours soumis au froid mordant, au risque d'engelures, leur survie est perpétuellement menacée, et pas seulement à cause de leurs ennemis.

     

    La trame principale est complexifiée par de nombreuses intrigues en parallèle, qui ne m'ont pas laissée indifférentes. Mais là où j'ai été surprise, c'est que cet univers est plus sombre que les précédents. Et J.V. Jones ne nous épargne aucun détail, notamment concernant un personnage, qui a été torturé et qui sert, bien malgré lui, les plans du méchant Penthero Iss. Certains passages sont réellement difficiles à lire, même si, comme toujours, ils sont bien dosés et servent le récit. Pas de violence gratuite, en somme.

     

    Le récit souffre de quelques longueurs, mais je suppose que c'est normal, quand on a à faire à un livre de poche de 950 pages. On trouve parfois le temps un peu long. Mais ça passe bien vite. Et le but premier qu'ils s'étaient fixé, à savoir rejoindre la caverne de la glace noire, apparaît soudain comme dérisoire. Car leur histoire est loin de s'arrêter là.

     

    Mais voilà. Même si j'accroche aux personnages, aux situations et à la plume de l'auteur, il manque cette magie qui fait qu'on a les yeux qui brillent en lisant. Je sais, je suis légèrement pénible. J.V. Jones est une valeur sûre, qui nous permet de passer un excellent moment de lecture. Mais il manque un petit quelque chose.


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    Résumé :

     

    Ils sont quatre amis passionnés de jeux de rôle qui se sont connus à la fac en Californie. Dagmar est concep­trice de jeux multimédia; Charlie, son patron, a fait fortune avec un logiciel de gestion des opérations boursières; Austin a prospéré dans le capital-risque; BJ, lui, végète au service clientèle d’une entreprise d’informatique.

    Des rues de Jakarta en proie à un cataclysme financier jusqu’à une Los Angeles déjantée, où un mystérieux assassin frappe dans l’entourage de Dagmar, tandis que l’une après l’autre les monnaies de la planète s’effondrent, vous entrez ici dans un thriller haletant et peut-être bien… prophétique.

    Si le dernier espoir venait de la communauté des joueurs en ligne?

     

    Coup de coeur

     

    Mon avis :

     

     

    Conseillé par l'un des libraires de Trollune, librairie spécialisée dans l'imaginaire de Lyon, ce roman m'a plu dès la lecture du résumé.

    Et maintenant qu'il est terminé, je n'ai qu'un mot à dire « Waouh ».

     

    Autant dire les choses franchement, c'est un roman de geek. ARG, MMORPG, JdR, tous ces termes se mêlent dans un univers pas tout fait notre, mais très franchement similaire.

    Nous suivons donc les aventures de Dagmar, coincée à Jakarta par la crise sans précédent qui secoue l'Indonésie. Les mercenaires, chargés de la sauver, peinent à réussir leur mission. Alors elle fait appel aux milliers de joueurs qui utilisent quotidiennement les univers qu'elle crée pour se tirer de ce faux pas.

    Les compétences habituellement utilisées dans le cadre ludique sont, peu à peu, mises au service d'évènements réels. Avec, toujours, cette annotation : "Ceci n'est pas un jeu". This is not a game. Une simple phrase, qui m'a marqué.

     

    Et nous voilà plongés dans un récit haletant, semé de rebondissements, le tout sur fond d'enquête policière. Il n'y a pas réellement d'éléments fantastiques mais, même si j'adore ça, ça ne gêne en rien l'intrigue. Les geeks sont bien loin des stéréotypes habituels, ici pas de binoclard boutonneux qui ne sort jamais de chez lui, même si ce cas peut être abordé. Il est question de gens normaux, loin des stigmatisations qu'on peut entendre habituellement, qui se révèlent être un formidable réseau. Parmi les millions de joueurs en ligne, il y en a forcément un qui a une compétence dans un domaine précis, qui connait telle région du globe. Et ce qui était impossible devient possible.

     

    Pas de stéréotype, donc, pas de manichéisme non plus. L'auteur nous entraîne dans un tourbillon d'évènements qui, même si on en devine certains, m'ont surpris. Impossible de lâcher le livre tant que la dernière page n'est pas tournée.

     

    Un grand coup de cœur. Un vrai plaisir à lire.


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    Résumé :

     

    A peine débarquée sur Pointe-de-Gorth, domicile des pires criminels de l'archipel des îles Glorieuses, Braise Sangmêlé se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond : son enquête - mettre la main sur une drôlesse réfractaire au mariage - se heurte au mutisme des matelots, et une odeur inquiétante de magie carmine semble s'attacher au moindre de ses pas.
    Car, en plus d'être une combattante hors pair, Braise possède le don de Clairvoyance qui lui permet de voir la magie à l'oeuvre. Quoique très utile, ce talent fait d'elle une cible de choix pour les sorciers de tout poil qui n'apprécient guère qu'on se mêle de leurs projets. Autrement dit, Braise s'est encore mise dans de sales draps...

     

    Sympa!

     

    Mon avis :

     

    J'ai beaucoup aimé l'idée que ce roman ait pour personnage principal une femme. Une femme à la fois forte et fragile, qui s'assume en tant que tel mais qui ne court pas spécialement après les hommes.

     

    Les premières lignes m'ont légèrement fait tiquer : en guise de récit, il s'agit surtout d'un témoignage, que raconte Brise des années après. Nous avons la correspondance d'un homme pour son oncle, qui met en doute les paroles de Brise. Et pendant les premières pages, lorsqu'elle raconte, elle le prend à témoin (et nous aussi, par la même occasion). Or c'est une chose que je n'aime pas du tout dans les récits, pour la simple raison que j'aime plonger dans un univers sans que l'auteur ne m'interpèle, moi, la lectrice. Mais fort heureusement, ces « vous » ne durent que quelques lignes, et nous sommes tout de suite plongés dans le récit.

     

    Le monde est complexe, les îles offrent une multitude de possibilités que l'auteur n'a pas dédaigné. L'histoire se passe sur Pointe-de-Gorth, une île dure et âpre, à l'image des hommes qui la peuplent. Et de là, un panel de personnages va se dessiner, s'affronter, se dévoiler.

    Si l'auteur nous surprend parfois, il arrive également qu'on devine, à travers les indices qu'elle sème, certains fils de l'intrigue.

     

    La plume est très agréable à lire, assez prenante et rend les personnages attachants. Et la lecture a été à l'image de cette écriture : plaisante. Sans être non plus parfaitement époustouflante, elle m'a fait passer un bon moment. C'est tout ce que je demande !


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  • Shogun-de-l-ombre.gif

     

     

    Résumé :

     

    Kyoto, 1490.
    Dans une cité impériale qui n'en finit plus de panser les plaies des guerres qui l'ont dévastée quinze ans auparavant, l'enquêteur Ryôsaku se lance aux trousses du plus terrifiant et mystérieux des criminels. Kaoru, Keiji et Sozô, les trois adolescents qui lui ont été imposés comme assistants, ne sont plus des débutants. Dans l'atmosphère humide et moite de l'été, entre temples bouddhistes, sanctuaires shintô et théâtre nô, Ryôsaku et ses trois jeunes assistants vont devoir unir leurs forces pour vaincre ce shogun de l'ombre qui semble, lui, disposer de l'aide des esprits...

     

    Coup de coeur

     

    Mon avis :

     

    J'avais été complètement séduite par le premier tome et j'étais restée sur ma faim. J'attendais donc cette suite avec impatience. Et je ne suis absolument pas déçue.

     

    On retrouve avec joie les personnages qui ont donné tant d'âme au premier tome. Ils s'étoffent et gagnent en maturité. Si les pitreries de certains demeurent, elles sont plus rares, plus dosées, mais toujours bienvenues.

    Les personnages sont devenus plus sombres, on sent que leur passé les rattrape et qu'ils commencent à agir de leur propre chef.

     

    De même, l'intrigue principale est plus sombre, plus mystérieuse. Les évènements sont amenés avec énormément de savoir-faire, on dévore les lignes pour en savoir plus, pour comprendre ce qu'il se passe. Comme dans le premier tome, la résolution de l'enquête ne se fait pas sans heurts, mais toujours avec beaucoup de sensibilité.

     

    On retrouve également la plume de l'auteur, toujours aussi belle et lyrique, pour un voyage inoubliable dans ce Japon médiéval.

     

    Difficile d'en dire plus sans spoiler. Aussi me contenterai-je du principal : j'ai passé un excellent moment, et je vous le recommande chaudement.


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  • le-quadrille-des-assassins.jpg

     

     

    Résumé :

     

    Londres, fin du XIXè siècle. Une jeune femme est sauvagement éventrée dans une allée de Whitechapel. Tout porte à croire que Jack l’Eventreur est de retour. Mais il ne s’agit que d’un décor. Nous sommes ici dans une ville « historique », recrée de toutes pièces, comme d’autres grandes capitales mondiales, pour le plaisir des touristes.
    Roberta Morgenstern, sorcière extravagante spécialisée dans les enquêtes criminelles, et son assistant Clément Martineau, fraîchement sorti de l’école de police, mènent l’enquête à travers le temps. La traque aux indices les entraîne en un tourbillon d’époques et de lieux différents, du Paris moyenâgeux à la Venise du XVIIè siècle en passant par le Mexique des Aztèques.
    Tout semble désigner le richissime comte Palladio, inventeur des villes historiques. Mécontent du pacte d’immortalité qu’il a signé avec le Diable, Palladio a décidé de « ressusciter » un quadrille d’assassins célèbres afin d’intenter un procès au prince des ténèbres.

     

    J'ai aimé

     

    Mon avis :

     

    Encore un résumé qui en dit beaucoup trop. Il m'a pourtant intrigué, et je me suis laissée tenter par cette trilogie, dont le premier tome peut se lire séparément.

     

    L'un des points qui m'a le plus frustré, c'est de ne pas avoir assez d'informations sur l'univers de l'histoire. On imagine qu'il s'agit d'un futur proche, ou d'un contexte contemporain mais différent du nôtre. Je trouve l'idée des villes historiques absolument fabuleuse, tant elle ouvre de possibilités, mais elles ne sont quasiment pas expliquées. Pourquoi ? Quand ? Où ? Comment ? On n'en sait pas vraiment plus. Et c'est assez rageant. Sans être pour autant un frein à la lecture, bien au contraire.

     

    Les deux héros enquêtent donc sur un crime commis dans un Londres du XIXème siècle. Le suspens n'est pas franchement là, puisqu'on connaît déjà le meurtrier, ainsi que le commanditaire, merci le quatrième de couverture. Mais passons. On suit leur enquête avec plaisir, même si, on râle parfois après les coïncidences un peu grosses. Et puis, l'auteur nous sort l'explication de ces coïncidences, et on adhère.

     

    J'aime beaucoup les personnages, qui développent au fur et à mesure leurs caractères et leur relation. La collaboration est improbable entre une sorcière d'âge mûr, excentrique à souhait et terriblement touchante par certains moments, et un riche fils-à-papa qui semble un peu arrogant au début avant de se révéler lui aussi très touchant, et plein de surprise. Et pourtant, ça colle. On sent l'affection qui les lie.

     

    La plume de l'auteur est parfois un peu alambiquée, et il utilise de temps en temps des raccourcis qui m'ont légèrement perdue. J'ai aimé, par contre, sa manière d'utiliser parfois des leurres.Il y a aussi beaucoup d'humour dans le livre, contrairement à ce qu'on pourrait croire : j'ai beaucoup aimé un certain passage, où la sorcière arrive, fièrement vêtue d'un poncho arc-en-ciel. Clément Martineau n'ose pas faire de remarques à cet épouvantail et tente de préserver sa propre dignité sous le regard des autres convives au dîner. Mais quand elle se met à jouer de l'ocarina et qu'elle l'invite à l'accompagner au tambourin... il se fait la belle.

     

    Globalement, c'est une plume très agréable à lire, qui évoque énormément d'images. Les villes historiques sont la véritable trouvaille de ce livre, et on est plongé dans ces époques et ces mondes différents à chaque fois pour notre plus grand plaisir.

     

    C'est une lecture agréable, qui nous fait voyager dans le temps et l'espace. Je place de grands espoirs dans les deux tomes suivants.


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    Résumé :

     

    1123 après le pacte…
    Les druides règnent en maîtres sur la Forêt, un royaume millénaire.
    Ils conseillent les hommes, du plus humble au plus puissant, grâce à leur sagesse ancestrale.
    Lorsqu’un mal ancien refait surface, un druide va tenter d’empêcher une guerre fratricide d’éclater. Pour cela, il devra percer des mystères liés aux plus noirs secrets de la Forêt.

     

    Sympa!

     

    Mon avis :

     

    Après avoir lu des dizaines de critiques particulièrement enthousiastes à son sujet, je ne pouvais pas passer à côté de ce bouquin. Mais autant le dire tout de suite, je suis un peu déçue.

     

    Les personnages sont sympathiques, sans être non plus totalement attachants à mon goût. L'auteur a su éviter l'écueil des clichés trop manichéens, et il s'avère que les méchants ne sont pas totalement méchants, et les gentils, pas totalement gentils. Le héros du roman, bien qu'on le suive avec plaisir, ne m'a pas spécialement touché, même si je comprends parfaitement ses motivations. Il manque un petit quelque chose qui le rendrait vraiment attachant.

     

    L'intrigue est bien menée, là dessus, rien à dire. On découvre le monde, notre curiosité est titillée puis effrayée. Et le roman va crescendo jusqu'au dénouement. J'ai aimé la manière dont on découvre, en même temps que le druide, les mystères de la forêt. Même si certaines choses sont prévisibles, on reste tout de même surpris.

     

    Alors qu'est-ce qui ne m'a pas plu ? L'impression de ''trop''.

     

    J'ai trouvé certains dialogues trop étudiés, ils manquent de naturel et laissent clairement percevoir que c'est l'auteur qui explique quelque chose au lecteur et non pas deux personnages qui discutent.

     

    J'ai trouvé que certaines descriptions, certains passages sont trop détaillés : l'auteur va mettre un paragraphe à nous expliquer des notions qu'on a compris en deux lignes, notamment en ce qui concerne les sentiments du druide. 

     

    Il y a trop de paragraphes également : le récit est aéré, certes, mais certaines dernières phrases de paragraphe manquent de force, ne percutent pas vraiment. Du coup, on a l'impression que le découpage a été fait un peu maladroitement et que les "chutes" tombent à plat.

     

    Et enfin, j'ai trouvé que l'auteur en faisait trop en ce qui concerne l'histoire en elle-même : certaines batailles sont trop détaillées, trop sanglantes (Savoir qu'un druide, lors d'un combat, se fait arracher la moitié du visage, et connaître les détails, c'est trop à mon avis). Certains mots de vocabulaire sont trop forts, également : lors d'une bataille, un personnage se fait ''labourer'' le torse, mais ça ne le perturbe pas pour continuer le combat.

    Vers la fin, la situation semble trop désespérée à mon avis. Ou du moins, l'auteur insiste un peu trop là-dessus à mon goût.

     

    L'aspect de la forêt et des druides, thème central, est bien expliqué, mais je n'ai pas ressenti cette communion entre les deux. La plume de l'auteur est parfois très évocatrice, notamment lors des combats, mais moins lorsqu'il s'agit de notions moins sensibles et je trouve ça dommage.

    Peut-être que je n'ai pas lu ce roman au bon moment, peut-être que si je le relis dans quelques mois, j'aurais un vrai coup de cœur. Peut-être.

     

    Le récit n'en reste pas moins plaisant à lire : on veut savoir comment tout ça va se terminer. Mais voilà, si je dois en parler autour de moi, je ne serais pas autant enthousiaste.


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  • 9782290016374.jpg

     

     

    Résumé :

     

    1489.
    Une vague de crimes ensanglante le Japon, fauchant un à un les samouraïs errants qui s'aventurent sur les routes du pays. L'enquêteur Ryôsaku, secondé dans sa tâche par trois jeunes trublions plus motivés par les plaisirs de Kyôtô que par l'initiation aux mystères de l'investigation, est missionné par ses supérieurs pour traquer et démasquer le tueur. Les indices trouvés sur les lieux des combats ont cependant de quoi dérouter même le plus brillant des agents du shôgun : l'auteur des massacres est-il seulement humain ?

     

    Coup de coeur

     

    Mon avis :

     

    Autant l'avouer tout de suite : je suis totalement inculte dans tout ce qui touche le Japon. Mais bon, il suffit de me parler de samouraïs errants et de meurtrier à peine humain pour titiller ma curiosité et enflammer mon imaginaire donc je me suis lancée.

    Et c'est un vrai coup de cœur.

     

    Ce qui m'a plu, tout d'abord, c'est la plume de l'auteur. Au risque de faire un parallèle un peu hasardeux, disons qu'elle ressemble à l'idée de ce que je me fais de l'art japaonais : simple et beau à la fois. Il trouve les mots juste pour rendre un personnage attachant, un paysage envoûtant, un sentiment imparable. J'aime la simplicité avec laquelle il utilise le mot juste, qui touche le lecteur, sans faire quinze phrases pour arriver à son but. Un exemple :

     

    «  Sôzô reconnaît les mots que lui assénait son propre père, les mêmes certitudes du guerrier possédant un sable à la place du cœur, méprisant la douceur et la compassion, se gargarisant d'honneur et de courage alors qu'il ne connaît en vérité d'autre vertu que la brutalité. »

     

    Et l'auteur a su mettre en place toute une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Les personnages principaux, d'abord, qu'il a su rendre à la fois drôles et touchants. Et même les personnages plus secondaires, comme les fillettes : elles semblent parfaitement réelles, spontanées, leurs péripéties sonnent juste. Il sait créer des occasions cocasses, certains personnages drôles, avec une sorte de running-gag. Et encore une fois, il sait s'arrêter quand ça devient un brin pesant.

     

    Et le fil principal, l'enquête. Là, j'avoue qu'il ne faut pas s'attendre à une enquête policière comme on en lit d'habitude. On ne découvre pas le coupable trois pages avant la fin. Mais l'intérêt n'est pas là. Au fil des rencontres, de nouvelles intrigues arrivent, s'entremêlent, pour se délier l'une après l'autre.

     

    C'est un vrai coup de cœur, donc, et je fouine à droite à gauche pour trouver d'autres romans de cet auteur. Déjà parce que le roman est trop court. Et puis, sa plume m'a convaincu, j'en veux plus !


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  • Dehors-les-chiens-les-infideles-de-Maia-Mazaurett.jpg

     

     

    Résumé :

     

    Trois générations après la Grande Défaite des forces de la Lumière contre l’Occidan noir, les hommes ne connaissent plus qu’un monde privé de l’éclat du soleil. Tous les cinq ans, la Sainte Inquisition envoie cinq Quêteurs aux talents aussi complémentaires qu’aux tempéraments bien trempés, sillonner le continent à la recherche de l’Etoile du Matin, artefact mythique censé ramener la lumière sur le Monde…

     

    Coup de coeur

     

    Mon avis :

     

    Pas de suspens inutile : c'est un récit qui m'a marqué et qui m'a beaucoup plu.

    Nous suivons donc les Quêteurs dans leur recherche de ce qui pourrait sauver le monde des gentils. Dès le début du roman, nous sommes plongés dans l'action, et il devient difficile de reposer le livre.

    Chaque Quêteur a sa personnalité propre, ses talents particuliers qui le rend indispensable au reste de l'équipe. Ainsi, plusieurs d'entre eux ne savent pas lire, occasionnant un handicap certain (et ça nous fait réaliser à quel point nous avons la chance de pouvoir lire).

    Chaque personnage a ses côtés touchants, une motivation qui lui est propre et qui nous parle. Et même lorsqu'il s'agit de détester un personnage car il est trop extrémiste, on peut comprendre son point de vue.

    Dans ce monde, point de manichéisme : les gentils ne sont pas aussi gentils qu'il y parait, et les méchants, pas si méchants que ça, finalement.

    Il y est question de courage, d'honneur, de foi, d'intolérance (et pas seulement religieuse), de lutte de pouvoir et d'amour. Tout un panel de sentiments qui se mêlent parfaitement, sans tomber dans les clichés, sans nous faire froncer les sourcils.

    La question de la religion y est présente, fatalement, et l'auteur nous laisse tirer nos propres conclusions quant au comportement de ces partisans, sans prendre position.

    L'intrigue est parfaitement menée, et jusqu'aux dernières lignes, l'auteur nous réserve des surprises, pas forcément belles.

    C'est difficile d'en parler sans réveler l'intrigue. C'est réellement un roman prenant, qui fait réfléchir tout en nous permettant de nous évader.

    Un seul conseil : laissez-vous tenter !


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  • Ames-perdues.jpg

     

     

    Résumé :

     

    À quinze ans, Nothing, adolescent rebelle et mal dans sa peau, s'enfuit de chez ses parents. Sa route croise celle des Lost Souls, créatures étranges, vêtues de noir, qui boivent une liqueur au goût de sang. Insatiables, sensuels, sauvages, ce sont des prédateurs sans loi qui n'obéissent qu'à leurs instincts. Avec Molochai, Twig et Zillah, Nothing part en quête d'amour, de sexe et de violence au son de longs riffs lancinants dans les boîtes punk de La Nouvelle-Orléans, et découvre la vérité sur ses origines...
    Poppy Z. Brite nous entraîne dans un univers noir où les vampires profitent de leur immortalité pour s'adonner à toutes les perversions et braver tous les interdits de la société puritaine américaine.

     

    Sympa!

     

    Mon avis :

     

    Poppy Z. Brite s'est fait un nom dans la littérature fantastique et j'avais envie de découvrir cette auteure dont j'ai beaucoup entendu parler.

     

    L'histoire pourrait sembler être un énième récit de vampires, mais elle sait apporter sa touche personnelle. Nous suivons le parcours de plusieurs personnages, tous un peu paumés, tous un peu marginaux, et pas seulement à cause de leur nature. Oubliez les clichés du vampire bien propre sur lui et de l'Amérique parfaite, avec les carrés de pelouse parfaitement entretenus devant les maisons, et les barrières blanches. Nous plongeons dans les bas-fonds de l'Amérique, leur noirceur et leur malaise.

     

    Elle met une certaine froideur dans son récit, notamment avec Malochai, Twig et Zillah : leur perversion est certes présente, mais elle est si détachée qu'elle paraît presque normale. J'ai plus été touchée par Nothing et les Lost Saoul, qui sont à proprement parlé des âmes perdues. Ils se débattent dans un mal-être qu'ils ne peuvent soigner.

     

    La drogue, le sexe et la violence sont partie intégrante de l'histoire, des premières pages aux dernières. L'auteure ne nous épargne aucune description, mais avec un tel détachement qu'elles en sont supportables.

     

    La plume est plus qu'agréable, elle nous entraîne dans son monde et on suit les personnages en espérant, un peu naïvement, que tout finira bien. Ahah.

     

    J'ai aimé ce roman mais je ne suis sûre que je me précipiterai pour découvrir les autres romans de l'auteur. Peut-être un peu trop dérangeant pour moi.


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