• L'empire invisible, Jérôme Noirez

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    Résumé :

     

    1858.
    Sous le soleil brûlant de la Caroline-du-Sud, les esclaves ramassent le coton, avec la mort comme seule promesse d'une vie meilleure. Nat Walker est l'un d'eux. le chef officieux de leur communauté. La nuit, en secret, il offre à ses pairs un peu de réconfort en disant la messe pour ceux qui n'ont plus d'espoir. Mais les milices privées du maître ont l'alcool violent et la main lourde : Nat est battu à mort sous les yeux de sa fille.
    Clara. Désormais, Clara ne vit plus que pour se venger, se repaître du sang de ses bourreaux. Seule, elle ne peut rien, mais un étrange personnage, un esclave qui dit s'être libéré de ses chaînes par la mort et par le feu, lui propose un pacte. Jusqu'où la mènera la voie de la vengeance ?

     

    J'ai aimé

     

    Mon avis :

     

    J'ai découvert Jérôme Noirez avec Fleurs de Dragon et, comme je le fais avec des auteurs qui m'ont convaincu, je voulais lire d'autres romans de lui. Le résumé de L'Empire invisible me plaisait, alors je me suis laissée tenter en sachant que je ne risquais pas grand chose.

     

    En quelques lignes, nous sommes happés par cette époque peu reluisante. Difficile de ne pas se sentir coupable, quand bien même on vit plus de cent ans plus tard. Le monde que nous décrit Jérôme Noirez est sombre et difficile, les esclaves ne nourrissent aucun espoir.

    On s'attache bien vite à Nat Walker et je suis restée presque admirative devant sa foi, lui qui n'a plus ni liberté ni femme, vendue à un autre. Sans description des détails les plus sordides, on apprend sa mort, et elle nous bouleverse. Alors comment en vouloir à cette gamine trop mature pour son âge, quand elle souhaite que justice soit faite et qu'il soit vengé ?

     

    Mais là où il est très fort, Jérôme Noirez, c'est qu'il évite habilement tout manichéisme. On suit la famille propriétaire du domaine : si l'homme est tout simplement détestable, sa femme m'a touché. Son plus jeune fils, aussi. Des employés, certains donnent des envie de meurtre, d'autres suscitent presque la sympathie.

     

    C'est un très beau récit, porté par la plume légère et poétique de son auteur. Estampillé fantastique, il n'y a pourtant que très très peu d'évènements surnaturels.

    C'est un récit aux personnages touchants et poignants, qui laisse fatalement un arrière-goût amer lorsque la dernière page se tourne. Une jolie découverte !

    « Car voici que le Jour vient, Fabienne FerrèreLes guerriers fauves, Viviane Moore »

  • Commentaires

    2
    Lundi 19 Décembre 2011 à 10:23
    Blanche

    Merci ! Ce n'est pas mon préféré de cet auteur, mais c'est très compliqué de comparer avec ses autres romans car il est très différent.

    J'ai hâte d'avoir ton avis sur ce roman ;)

    1
    Lundi 19 Décembre 2011 à 10:06
    MyaRosa

    Merci pour ce bel avis. Je compte le lire très bientôt.

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