• Le loup des plaines, Conn Iggulden

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    Résumé : La pitié et la faiblesse n'ont pas leur place dans les steppes d'Asie centrale. Lorsque Yesugei, khan de la tribu des Loups, meurt sous les coups des Tatars, ses anciens compagnons en profitent pour prendre le pouvoir. À onze ans, Temüdjin est bien trop jeune pour s'opposer à ce coup de force. Impuissant, le second fils de Yesugei est abandonné avec sa famille à la merci des bêtes sauvages et du vent glacé, livré à une mort certaine. Mais c'est ainsi que se forgent les destins. Et celui de Temüdjin, hors du commun, est de devenir le plus grand conquérant mongol, le prodigieux Gengis Khan...

     

    J'ai aimé  

    Mon avis : Je ne connaissais pas beaucoup Gengis Khan, hormis de réputation bien sûr. Quand j'ai vu ce livre, je me suis laissée tenter en me disant que ça me ferait du bien de changer un peu de style de lecture. Et je ne le regrette pas du tout.

     

    J'ai trouvé les cent premières pages un peu longues, même si je comprends maintenant qu'elles n'étaient absolument pas superflues. Peut-être à cause du quatrième de couverture, qui en dit, encore une fois, un peu trop. Dommage.

    Quoiqu'il en soit, lorsque le père de Temüdjin meurt, le récit prend toute son ampleur, et il devient réellement difficile de refermer le livre. On veut connaître la suite, on veut savoir s'ils sont s'en sortir (même si on se doute de l'issue).

     

    L'auteur a su faire preuve d'une plume légère et fluide, qui, sans être simple, ne fait que mettre en valeur le récit. S'il n'hésite pas à s'attarder sur des passages parfois un peu crus, ce n'est jamais que pour mieux servir l'histoire. Car tous ces passages ont leur raison d'être, et expliquent comment un jeune garçon va devenir le célèbre Gengis Khan.

     

    J'ai beaucoup aimé la manière dont on suit les étapes de leurs vies : lorsqu'ils arrivent à créer leurs propres arcs, leurs propres flèches. C'est un enseignement précieux, bien au delà de l'histoire de Gengis Khan, qui nous fait nous rappeler que certains, aujourd'hui encore, n'ont pas le réflexe d'aller acheter ce qu'il leur manque.

    On s'attache aux personnages, on les suit avec appréhension, avec émotion.

    Ils n'ont pas une vie facile, loin de là, et la compassion, la faiblesse n'est qu'un danger pour eux. Le récit est dur, et pourtant largement teinté d'affection et d'amour. Temüdjin est un homme impitoyable, mais jamais cruel, avec un grand sens de l'honneur.

    J'ai également beaucoup aimé la rencontre avec ambassadeur Jin : cet homme, qui considère les tribus comme des moins que rien, suscite l'incompréhension. Il traverse la steppe en palanquin, porté par des serviteurs. Lorsque Temüdjin le voit, il se demande ce que contient cette grosse boîte. De même, les termes ''machine'' ou ''imprimé'' ne lui évoquent strictement rien. Lorsque l'ambassadeur lui montre un billet, il ignore ce que c'est, ce qui démontre bien le fossé qu'il existe entre les deux ''nations''.

    Pour conclure, je dirais que c'est un livre qui m'a beaucoup touché. J'en ai appris beaucoup sur cet homme, de manière parfaitement plaisante. C'est une lecture totalement dépaysante. Un vrai coup de cœur.

     

     

    Bon à savoir : Le second tome de cette saga paraitra début mars. Pour les plus impatients, il est déjà sorti en grand format.

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 7 Février 2011 à 08:46
    Anémone

    Ça a l'air vraiment, vraiment intéressant!!! Merci pour en avoir parlé, je ne connaissais pas ça du tout, mais je crois bien que je vais le lire! ^^

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