• Les enfants perdus de l'empire, R.N. Morris

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    Résumé :

     

    Le juge d'instruction de Crime et Châtiment, Porphiri Pétrovitch, plonge de nouveau dans les entrailles ténébreuses de l'éblouissante Saint-Pétersbourg.
    A l'automne 1870, Maria Pétrovna, la fille du directeur de la police secrète du tsar, le supplie de se pencher sur la disparition étrange d'enfants des rues dont elle s'occupe et en particulier sur celle de Mitka, un jeune employé de la filature Nevski. L'assassinat d'une des plus belles femmes de la haute société, intime de la famille Romanov l'entraîne au même moment dans une double enquête aux inquiétantes ramifications...
    Mais à travers les volutes de fumée de ses éternelles cigarettes, dans les bas-fonds de la cité impériale ou face au tsar en personne, le fantasque Porphiri ne perd rien de sa clairvoyance.

     

     

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    Mon avis :

     

    Le catalogue 10/18 grands détectives, bien que les titres soient trop rapidement indisponibles, est une source inépuisable de tentations. Quand j'ai trouvé ce polar historique, qui se passe en Russie, d'occasion, le choix n'a pas été bien long à faire. Mais les livres s'accumulent dans la PaL, inexorablement. Le challenge ABC 2012 était donc l'occasion de le sortir de là et de découvrir enfin ce qu'il avait dans le ventre.

     

    Autant prévenir tout de suite, j'ai eu beaucoup de mal. Ce n'est pas à cause de l'aspect historique. Si, dans certains romans, je reproche aux auteurs de trop s'attarder sur l'Histoire ou de jouer aux voyantes, dans ce roman, au contraire, nous sommes plongés dans l'époque avec naturel. Nous entrerons dans cette Russie sous le joug du Tsar, qui tente d'évoluer malgré les distensions.

     

    J'ai eu un peu plus de mal avec les personnages, Porphiri Pétrovitch en particulier. Je n'ai pas lu Crimes et Châtiments, honte à moi, je ne connais donc pas vraiment ce personnage et je serai bien incapable de dire s'il correspond à l'original. Mais j'ai eu beaucoup de mal à le cerner. Autant, parfois, il m'était sympathique, un peu border-line, un peu à la Adamsberg, en fait (de loin, bien sûr, mais dans cette veine), autant parfois, il m'était totalement antipathique, notamment à cause de sa manière de traiter son adjoint. L'auteur m'a également perdu quand ces personnages se lancent dans de grands débats théoriques sur la psychologie criminel ou l'âme. 

     

    Les cent premières pages ont été plutôt longues car elles traitaient du meurtre d'une femme de la haute société, qui m'est apparue très antipathique. Tout le panel environnant cette femme m'a tout autant déplu. De fait, savoir qui l'avait tué ne m'intéressait pas plus que ça. Et puis, sans surprise, l'enquête s'est tournée vers les disparitions d'enfants, signalées par Maria Pétrovna, touchante dans ses convictions.

    L'intrigue commençait plutôt mal, à vrai dire : les enquêteurs se lançaient dans des suppositions assez étranges, et j'ai même eu l'impression que l'auteur lui-même n'y croyait pas. De fait, ses personnages n'y croyaient pas non plus et moi encore moins. Pendant les trois quarts du roman, j'ai eu du mal à adhérer à cette enquête tant ils semblaient partir dans tous les sens.

    Porphiri Pétrovitch n'hésite pas à s'intéresser de près aux agissements des puissants, sans crainte d'envisager leur culpabilité, ce qui est plutôt bon signe pour moi. Sauf qu'il le fait à partir de raisonnements bancals. Ça fausse tout.

     

    J'ai par contre beaucoup aimé ressentir ce besoin de trouver un coupable, quel qu'il soit. Ce n'est pas le premier roman, se passant en Russie, qui aborde cette problématique. Le Tsar est le père de tous les Russes, et il ne peut pas être dit qu'il laisse mourir ses enfants en toute impunité. Il faut donc trouver rapidement le coupable. Enfin, au moins une personne qui pourrait vraisemblablement l'être. Et Porphiri, à sa manière, lutte contre ces agissements jusqu'à résoudre son enquête et découvrir le vrai meurtrier. Cette manière de ne pas se résigner à condamner un innocent et à vouloir faire éclater la vérité me plait beaucoup.

     

    Je n'ai pas spécialement été emportée par ce roman. L'intrigue un peu bancale, les  personnages difficiles à cerner et les longueurs m'ont parfois paru insurmontables. Mais parfois, je me laissais entraîner dans l'univers de l'auteur avec plaisir.

    Je ne lirai pas les tomes précédents, je pense, car je n'ai pas été convaincue par ce roman, même s'il ne fut pas désagréable à lire.

     

    Pas convaincue

    « Le clan du Hameau, T.2 : Sommeil, Karen LadL'étrangleur de Cater Street, Anne Perry »

  • Commentaires

    6
    falline
    Mercredi 3 Juillet 2013 à 14:50
    falline

    Je ne cannais pas du tout cet auteur!!!! Je n'irai peut-être pas voir tout de suite.... ;)

    5
    Lundi 7 Mai 2012 à 18:13
    Blanche

    C'est peut-être mon tort, effectivement, j'aurais pu commencer par le premier tome...

    4
    Ys
    Lundi 7 Mai 2012 à 16:33
    Ys

    Dommage, le contexte est original. Peut-être que lire le premier volume aide à mieux cerner le personnage car s'il faut se souvenir de notre lecture de Crime et châtiment, ça n'est sûrement pas facile...

    3
    Mardi 24 Avril 2012 à 20:50
    Blanche

    Après, tous les goûts sont dans la nature. Mais je pense qu'il y a d'autres titres plus prenants ;)

    2
    Lundi 23 Avril 2012 à 15:22
    Blanche

    Exactement ! Parfois, on essaie des romans, et on aime tellement qu'on se lit toute la série. Et parfois, ça ne fonctionne pas, alors on laisse tomber. Et heureusement qu'il y en a, des romans qui ne convainquent pas, sinon on ne s'en sortirait pas xD

    1
    Lundi 23 Avril 2012 à 14:59
    Lyra Sullyvan

    Même topo pour moi, quand je l'avais lu. P'tet que ne pas avoir lu le premier joue, mais c'est pas trop mon trip, alors tant pis, j'aurais essayé ! :)

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